L’Europe a beau être engagée dans une démarche de simplification de son cadre réglementaire, les dossiers à suivre demeureront nombreux en 2026 pour l’industrie de la gestion d’actifs. Le récent paquet sur l’intégration des marchés de capitaux mais aussi la nouvelle mouture de SFDR devraient concentrer les efforts.
Simplification : le mot d’ordre de la nouvelle Commission européenne en matière de réglementation financière est dans tous les esprits, à commencer par celui des asset managers qui espèrent regagner en compétitivité face aux géants américains de la gestion. Mais après une année d’exercice pour ce second mandat d’Ursula von der Leyen et à l’heure de dresser la liste des chantiers réglementaires pour 2026, l’industrie de la gestion d’actifs s’interroge sur la réalité de cette dynamique. « Nous sommes face à des vents contraires, estime Adina Gurau-Audibert, directrice des gestions d’actifs à l’AFG. D’un côté, la Commission a montré une vraie volonté de simplification, par exemple en dépriorisant 115 textes réglementaires d’application. Mais de l’autre, on constate que la tendance de fond, c’est-à-dire la production de nouvelles règles détaillées sur les textes existants ou de nouveaux textes très lourds, n’a pas disparu. En effet, des équipes continuent de travailler sur des textes comme FIDA (Financial Data Access) ou RIS (Retail Investment Strategy). Il faudrait plutôt poser le stylo pour s’interroger plus fondamentalement sur la mise en œuvre globale de cette simplification. »
La stabilité réglementaire – une demande récurrente de l’industrie – semble tout aussi relative. A peine fermés, certains dossiers sont immédiatement rouverts. C’est le cas par exemple des directives cadres de la gestion d’actifs, à savoir Ucits et AIFM : leur toute dernière révision doit être...