Malgré un environnement géopolitique incertain et quelques interrogations sur le crédit privé, le marché du high yield européen aborde 2026 avec des fondamentaux solides. Porté par son rendement élevé sur des durations relativement courtes, le segment pourrait encore délivrer une performance positive, même si les gérants anticipent une année moins dynamique que les précédentes.
Le mois de mars s’étant ouvert sur un regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la volatilité s’est accrue sur les marchés financiers. Néanmoins ceux-ci ont fait preuve d’une relative bonne résistance. Les corrections observées restent pour l’instant limitées dans leur ampleur, notamment aux Etats-Unis, les investisseurs faisant le dos rond en attendant une meilleure visibilité sur la stratégie de l’administration Trump. Dans cet environnement très incertain, certains segments obligataires pourraient tirer leur épingle du jeu. C’est notamment le cas du high yield (HY) et plus particulièrement du HY en euros. Sa duration étant plus courte que celle des autres segments obligataires, son exposition au risque de taux d’intérêt est plus limitée, compensant une exposition au risque de défaillance supérieure. « Le HY présente une maturité moyenne nettement plus courte que le crédit mieux noté en catégorie investment grade (IG) et, a fortiori, que le souverain, argumente Alexia Latorre, responsable du HY chez Lazard Frères Gestion. Sur le segment BB/B européen, la duration est autour de deux ans et demi à trois ans, contre environ quatre ans et demi pour l’IG et près de sept ans pour les souverains. »
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Par ailleurs, depuis le début de l’année, les spreads avaient très peu évolué sur ce segment de marché avant le déclenchement des hostilités en Iran. Ainsi, si le conflit devait rester limité dans le temps et dans ses conséquences économiques, la performance en 2026 proviendrait...