Une certaine fébrilité a gagné les marchés obligataires, inquiétés par la perspective d’une forte reprise de l’inflation. Une éventualité qui doit être intégrée dans les allocations, sans pour autant faire oublier les opportunités que recèle ce marché – à condition de sélectionner les durations adéquates, précise Tom Ross, gérant de portefeuilles d’obligations d’entreprise chez Janus Henderson Investors.
L’hypothèse d’une remontée des taux d’intérêt vous paraît-elle crédible, avec quelles conséquences sur le marché obligataire ?
La sortie de pandémie pourrait s’accompagner d’une reprise de la croissance et de l’inflation. Toutefois, ces mouvements ne devraient pas être durables car les conséquences de la crise, notamment sur la productivité et la consommation, vont se ressentir sur le long terme. L’important, c’est surtout la forte dépendance du marché du crédit au stimulus monétaire des banques centrales.