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Les filiales de gestion des banques peinent sur le marché français.

Publié le 7 mars 2014 à 17h26

Sandra Sebag

Les filiales de gestion des banques ont enregistré en 2013 un retrait sur le marché français, pénalisées par la décollecte sur le monétaire, comme par le peu d’appétit des épargnants pour les produits d’épargne. Pour contrecarrer cette tendance, les établissements rationalisent leur activité et partent à la conquête de marchés étrangers.

La saison des résultats qui est en train de s’achever montre toute la difficulté des sociétés de gestion françaises, filiales de banques, à sortir de la crise. Ces dernières affichent en effet des résultats très contrastés. Si quelques-unes d’entre elles parviennent à dégager une collecte globale largement positive, celle-ci a essentiellement été engrangée à l’international, le marché français étant à la traîne. A ce titre, Natixis Global Asset Management (NGAM), le pôle de gestion de Natixis qui regroupe Natixis Asset Management (NAM) mais aussi de nombreuses filiales de gestion à l’étranger, affiche en 2013 une collecte élevée, de l’ordre de 13,4 milliards d’euros, mais l’essentiel a été réalisé à l’international et notamment aux Etats-Unis où 12,8 milliards d’euros ont été engrangés auprès des investisseurs de long terme. Natixis se situe en 2013 au huitième rang en termes de collecte sur le marché américain.

La progression de ses encours sous gestion a été de 119 % aux Etats-Unis en un an contre 0,4 % en Europe. Natixis Asset Management afficherait par contre une décollecte sur le marché français qui serait due essentiellement aux fonds monétaires. Toutefois, la société de gestion n’a pas communiqué les chiffres exacts dans ce domaine. Selon ceux publiés par Europerformance, la décollecte sur les fonds monétaires de droit français de NAM serait de l’ordre de 10,8 milliards d’euros. Le Groupe Natixis a donc réalisé l’essentiel de sa collecte sur des actifs de long terme, même si les expertises alternatives ont également réussi une belle année avec 3,4 milliards d’euros drainés par Alpha Simplex, Gateway, H2O et Ossiam auprès d’une clientèle américaine et européenne.

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