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Stratégie d’investissement

Les relocalisations ont de l’avenir

Publié le 15 juillet 2022 à 11h30

Sandra Sebag    Temps de lecture 14 minutes

La crise sanitaire, puis la guerre en Ukraine ont rendu les économies européennes vulnérables vis-à-vis du reste du monde. Pour y remédier, les Etats cherchent à relocaliser des productions stratégiques. Une politique qui, d’après les gérants, a de l’avenir et favorise les petites et moyennes capitalisations, l’industrie ainsi que les entreprises innovantes.

Le 5 juillet dernier, l’Allemagne constatait – pour la première fois depuis la réunification allemande en 1990 – un déficit de sa balance commerciale de près d’un milliard d’euros. Cette annonce a fait les gros titres des journaux économiques allemands, qui s’alarment d’un déclassement de la plus grande économie de la zone euro et d’une perte de compétitivité. Si les économistes estiment que ce déficit serait principalement conjoncturel (voir encadré), il n’en demeure pas moins qu’en Allemagne, comme dans le reste de la zone euro, les questions de compétitivité, de souveraineté et la volonté de relocaliser des industries stratégiques et d’avenir gagnent en importance et suscitent une forte mobilisation des pouvoirs publics locaux accompagnés par les institutions européennes. 

«Avec le plan France Relance, 30 milliards d’euros d’argent public doivent être investis dans des nouvelles filières comme celle de l’hydrogène et des batteries.»

Thomas Grjebine Responsable du programme macroéconomie et finance internationales ,  CEPII

Une stratégie de longue haleine

De la même façon s’est tenu une nouvelle fois en France, début juillet, le sommet « Choose France », qui vise à attirer des investisseurs internationaux et lors duquel l’Elysée a annoncé quelque 6,7 milliards d’euros de nouveaux investissements, avec 4 000 emplois à la clé. A cette occasion, la société franco-italienne STMicroelectronics et la firme américaine GlobalFoundries ont fait état de la création d’une nouvelle usine de semi-conducteurs dans la région de Grenoble avec des investissements massifs de l’ordre de 5,7 milliards d’euros. Il s’agirait du « plus grand investissement industriel des dernières décennies hors nucléaire », selon le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance de la...

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