Longtemps cantonnée aux actifs non cotés, la notion d’impact investing concerne maintenant de plus en plus l’ensemble des gestions. Les spécialistes de l’investissement socialement responsable raisonnent en effet de plus en plus dans une logique d’impact et tentent de mesurer les contributions de leurs investissements à la lutte contre le réchauffement climatique ou plus généralement à l’amélioration des conditions de vie de la population. Ils avancent ainsi l’existence d’un rapprochement entre les deux univers, celui du coté et du non coté, tandis que les gérants spécialisés dans le capital investissement insistent sur la spécificité de leur approche. Des débats qui sont loin d’être tranchés.
- L’impact investing est une notion neuve dans le paysage de l’investissement. Sa définition est par conséquent soumise à débat, doit-elle se limiter aux actifs non cotés ou s’imposent-elles à l’ensemble des actifs ?
- Est-ce qu’il ne serait pas possible de réconcilier les deux approches : celle du capital-investissement et celle des actifs cotés ?
- L’impact investing est-il systématiquement compatible avec la performance financière ?
- Est-ce que la notion de temps peut aussi rapprocher les points de vue ?
- La convergence se fait aussi à partir des instruments de mesure, est-il véritablement possible de quantifier l’impact des investissements réalisés d’un point de vue social ou environnemental ?
- Comment les investisseurs finaux peuvent-ils s’y retrouver ?
L’impact investing est une notion neuve dans le paysage de l’investissement. Sa définition est par conséquent soumise à débat, doit-elle se limiter aux actifs non cotés ou s’imposent-elles à l’ensemble des actifs ?
Jean-Guillaume Péladan, directeur de la stratégie environnement et gérant chez Sycomore Asset Management :
L’impact investing n’est pas réservé à un type d’actif. Il concerne de façon générique l’impact des entreprises que nous finançons en tant que société de gestion ou investisseur. L’analyse de l’impact...