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Marchés émergents: un rebond à surveiller

Publié le 7 octobre 2016 à 18h20

Sandra Sebag

Délaissés depuis 2013 par les investisseurs internationaux, les marchés émergents constituent depuis le début de l’année l’une des classes d’actifs les plus attractives. En voie de redressement, ces économies devraient ainsi à nouveau creuser l’écart vis-à-vis des pays développés. Des risques sont tout de même présents, ce qui explique en partie la prudence des investisseurs français.

La remontée des prix du pétrole à partir du mois de février a constitué un signal positif en faveur des pays émergents. Depuis lors, les flux collectés sur ces marchés sont en très forte hausse. «Les souscriptions nettes dans les actions émergentes ont atteint 24 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, alors qu’en 2015 les sorties de capitaux excédaient largement les entrées puisqu’elles s’élevaient à 12 milliards de dollars», précise Jean-Marc Didier, directeur commercial institutionnels et entreprises de Fidelity International en France. De même, les investisseurs internationaux plébiscitent les dettes émergentes. Les flux collectés atteignent 29 milliards d’euros sur la même période, contre 44 milliards de dollars de sorties sur les trois années précédentes, selon les données de Fidelity. L’accroissement de la collecte est toutefois plus récent sur les dettes émergentes. «Les flux se sont amplifiés depuis l’annonce du résultat du référendum britannique fin juin», poursuit Jean-Marc Didier.

Les institutionnels français sont restés, quant à eux, prudents sur la classe d’actifs. Ils n’ont pas suivi, ou beaucoup plus à la marge, le comportement des investisseurs internationaux. «Les institutionnels français sont structurellement peu présents sur les actions émergentes car ils privilégient les actifs en euros pour des raisons de congruence de leur passif», relève Jean-Marc Didier. Ils commencent par contre à s’intéresser à la zone émergente à travers la...

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