Au-delà de la volatilité récente des métaux précieux, les fondamentaux des matières premières de la transition énergétique et numérique, argent et cuivre en tête, restent très porteurs. Mais dans ces marchés très sensibles à la moindre variation de l’offre et de la demande, la vigilance doit être permanente.
Investir dans les matières premières demande d’avoir le cœur bien accroché, tant leurs cours – essentiellement déterminés par l’offre et la demande immédiates et peu par les anticipations – peuvent jouer aux montagnes russes. L’épisode de forte volatilité qui touche depuis fin janvier l’or et l’argent est venu le rappeler aux investisseurs qui se seraient laissé éblouir par l’éclat de ces métaux précieux. Après de très fortes progressions des cours d’une partie des matières premières en 2025, relevant pour certaines de l’emballement, l’heure est à la prise de recul pour déceler les potentiels gagnants et perdants de 2026, et au-delà.
L’argent dans tous ses états
Le cas de l’argent est emblématique. L’an dernier, son cours s’est envolé de près de 130 %. « L’argent a, par le passé, connu des épisodes spéculatifs, rappelle Arnaud du Plessis, gérant de fonds actions sur la thématique des ressources naturelles chez CPRAM. En 1980 par exemple, son cours avait atteint 50 dollars l’once lors de la manipulation de marché – contrée par les autorités – menée par les frères Hunt. Mais il n’avait jamais réussi à s’installer durablement au-delà de ce seuil psychologique des 50 dollars. » Jusqu’en 2025 : après avoir passé cette barre en octobre, le cours de l’argent a même réussi à atteindre le record 116 dollars l’once le 28 janvier dernier. Une hausse trop forte et trop rapide pour ce métal hybride, à la fois recherché pour des besoins industriels et utilisé par les épargnants comme une alternative à l’or. « Une...