Depuis 2018, et avec une accentuation en 2020 du fait de la crise sanitaire, le comportement des stratégies smart beta et donc les performances de ces gestions ont été très hétérogènes. Les fonds et mandats liées aux facteurs «croissance», «momentum» et «qualité» ont enregistré des performances exceptionnellement positives, quand d’autres associés aux facteurs «value» et «taille» se sont effondrés. Les participants au Grand Débat d’Option Finance ont détaillé ces évolutions et leurs conséquences. Ils ont notamment mis en exergue les difficultés de ces gestions dans un contexte marqué par une concentration très forte des indices en particulier aux Etats-Unis sur quelques méga-capitalisations. Le Grand Débat a aussi été l’occasion de faire le point sur la façon dont les facteurs doivent être définis ou redéfinis ainsi que sur la place de l’investissement socialement responsable ou encore sur les conséquences du retour du facteur «value». Enfin si les participants au Grand Débat se sont concentrés sur les gestions actions, un focus a été réalisé sur les stratégies obligataires.
- L’univers du smart beta est relativement hétérogène, comment le définiriez-vous ?
- Les gérants parviennent-ils à s’entendre sur une liste de facteurs ?
- Le smart beta s’adresse-t-il de ce fait essentiellement à une clientèle d’investisseurs institutionnels ?
- Faut-il combiner l’analyse extra-financière avec d’autres facteurs ou la considérer elle-même comme un facteur ?
- 2020 a été une année particulièrement compliquée sur les marchés financiers, comment se sont comportées les stratégies smart beta ?
- Vers quels types de stratégie les flux de capitaux se sont-ils portés cette année ?
- Récemment, les valeurs décotées ou value ont enregistré une légère hausse, quelles seraient les conséquences d’un retour en grâce de ce type de valeurs ?
- Quelles sont les pistes de réflexion engagées afin de faire évoluer le smart beta ? Quelles directions prennent les innovations ?