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Private equity

Un segment à intégrer avec prudence

Publié le 27 janvier 2017 à 18h14

Audrey Spy

En quête de rendement, les investisseurs institutionnels ont investi davantage dans le private equity l’an passé. Si cette classe d’actifs peut offrir des performances à deux chiffres sur longue période, elle se caractérise aujourd’hui par une abondance de liquidités, ce qui nécessite une plus grande sélectivité dans les investissements.

Les investisseurs se tournent de plus en plus vers le capital-investissement. Pour preuve, les engagements en direct ou à travers des fonds dans cette classe d’actifs ont atteint 681 milliards de dollars dans le monde en 2016, soit un nouveau record d’après les premières estimations publiées par le conseil en levée de fonds Triago.

Cette tendance se reflète également en Europe et plus particulièrement en France. Au premier semestre 2016, l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) a compilé 6,2 milliards d’euros de levées de fonds, contre 4,4 milliards d’euros sur la même période en 2015. Une progression qui devrait se confirmer dans les chiffres annuels à en croire la dynamique de collecte des sociétés de gestion françaises dans le private equity. Astorg Partners a levé 2,1 milliards d’euros en juin, Montefiore Investment a réuni 420 millions d’euros en juillet ou encore Ardian a collecté 4 milliards d’euros en septembre.

Une piste de plus en plus retenue

Même constat dans les fonds de fonds : «Ces douze derniers mois, nous avons réuni 1,3 milliard d’euros à travers plusieurs véhicules et mandats, contre 600 millions d’euros en 2015», témoigne Agnès Nahum, managing partner d’Accesss Capital Partners. Ce phénomène s’explique par la quête de rendement des investisseurs institutionnels sur les marchés financiers. Confrontés à la faiblesse des taux d’intérêt qui limite les perspectives sur les obligations et par un niveau de valorisation jugé désormais élevé sur les actions, ces derniers...

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