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L'homme du mois de Funds Magazine

Philippe Vayssettes, Banque Neuflize OBC

Publié le 20 décembre 2013 à 16h22    Mis à jour le 30 juin 2015 à 10h30

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

La Banque Neuflize OBC fusionne ses deux sociétés de gestion et repense sa gamme de fonds pour mieux répondre aux évolutions du marché. 

Il y avait déjà eu, en 2010, un rapprochement entre plusieurs entités de gestion. Pourquoi avoir choisi alors de conserver deux structures : Neuflize OBC Investissements et Neuflize Private Assets ?

Philippe Vayssettes président du directoire de la banque Neuflize OBC : En 2010, nous avons transformé nos six entités juridiques en deux, chacune ayant un objectif différent. Nous avons construit une boutique, Neuflize Private Assets, basée sur le succès, durant une dizaine d’années, d’une gestion de conviction, flexible et très personnalisée. Neuflize OBC Investissements apparaissait d’autre part comme la colonne vertébrale de ce qui restait de la gestion d’actifs au sein du groupe ABN AMRO, puisque toutes les capacités d’ABN AMRO étaient parties chez Fortis avant la nationalisation. Nous avions besoin de nous appuyer sur une structure qui puisse délivrer l’ensemble des typologies de compétences dont on a besoin dans ce métier, aussi bien pour la Banque Neuflize OBC que pour la distribution externe ou encore pour ce que nous vendons aux clients d’ABN AMRO dans les différents pays.

Et trois ans plus tard, qu’est-ce qui a motivé la fusion de ces deux entités ?

Philippe Vayssettes : Nous avons voulu faire évoluer notre activité de gestion d’actifs en nous basant sur trois composantes : la refonte de la gamme de fonds, la fusion des deux entités juridiques et une réorganisation de la distribution. Cette décision est fondée sur une observation du marché et il n’est pas exclu, dans dix-huit mois ou deux ans, que nous prenions d’autres décisions stratégiques dans le domaine de la multigestion ou autre… La gestion d’actifs est un métier en constante évolution, mais dont les changements s’accélèrent. Auparavant, les cycles duraient huit ou dix ans alors que, aujourd’hui, il faut savoir être flexible à un horizon de trois ou quatre ans.

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