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Les tables rondes De funds magazine

Actions versus obligations

Publié le 18 septembre 2015 à 16h52    Mis à jour le 18 septembre 2015 à 18h31

Catherine Rekik   Funds

La période estivale a été troublée par une correction boursière de grande ampleur. Après le feuilleton grec, c’est la Chine qui a provoqué une baisse généralisée des marchés suite à la dévaluation de sa monnaie et à la publication de mauvais indicateurs économiques.La rentrée 2015 est marquée par un regain de volatilité et de nombreuses incertitudes, notamment sur la croissance économique mondiale. Dans ce contexte, Funds s’interroge sur les opportunités d’investissement sur le second semestre.

Correction des marchés : quel impact à court terme ?

Après un début d’année placé sous le signe d’un alignement favorable des planètes, les marchés ont violemment décroché fin août. Comment analysez-vous cette correction ? Quel va être son impact à court terme ?

Gildas Hita de Nercy : Nous avons entamé, cette année, un nouvel acte de la crise qui a commencé aux Etats-Unis en 2007. L’année 2015 est une année charnière avec des points positifs pour la zone euro, qui se sort plutôt bien de la grise grecque. Le contexte a permis de valider que Mario Draghi et la BCE étaient crédibles. In fine, les excès de populisme ont été jugulés, du moins pour un temps. La zone euro n’est plus la principale zone de risques et se trouve dans un environnement plutôt favorable.

Par ailleurs, la politique monétaire va s’inverser, ce qui devrait provoquer de nombreuses réactions. Cette perspective est assez anxiogène, mais c’est une étape importante dans la résolution de la crise. Concernant la Chine, il y a eu une prise de conscience que le ralentissement de son économie était bien réel. La banque centrale chinoise a dû réagir dans la perspective du resserrement monétaire américain en dévaluant sa devise. C’est une décision complexe qui fait entrer la Chine dans le jeu mondial. Enfin, il y a les problématiques des pays émergents, et pas seulement des producteurs de matières premières. La crise a été plutôt bien maîtrisée au mois d’août, mais nous attaquons la fin de l’année avec des problèmes nouveaux qui constituent un vrai virage dans la gestion d’actifs. Les primes de risque reflètent une perception plus élevée du risque.

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