Si les clients privés, plutôt averses au risque, n’ont pas hésité à se positionner sur certains fonds actions investis dans des thématiques porteuses après la chute des marchés en mars, ils sont surtout enclins à privilégier les placements peu risqués. L’érosion des rendements des fonds en euros et leur limitation dans les contrats d’assurance les amènent à s’intéresser à des unités de compte ayant des niveaux de risque assez faibles. Comment les sociétés de gestion répondent-elles à ces attentes ?
- A quoi correspond l’indicateur de risque qui est aujourd’hui associé à chaque fonds proposé aux investisseurs ? Cet indicateur est-il le plus pertinent pour apprécier réellement le risque auquel on s’expose ?
- Cet indicateur n’est pas complètement pertinent, mais c’est quand même celui qui est communiqué aux investisseurs pour appréhender le risque des produits dans lesquels ils investissent. Est-ce qu’il ne faudrait pas repenser cette échelle de risque ?
- Il y a eu plusieurs épisodes de crise ces dernières années. Pourquoi la crise récente a-t-elle fait davantage évoluer cet indicateur pour de nombreux fonds ?
- Comment qualifiez-vous, pour votre part, des fonds ayant un faible niveau de risque ?
- Est-ce parce que l’horizon de placement n’est pas assez respecté que certaines unités de compte ont déçu ? Ces dernières années, on a beaucoup reproché aux fonds flexibles et aux fonds patrimoniaux de ne pas tenir leurs promesses.
- La déception a surtout été grande fin 2018 quand nombre de ces produits n’ont pas réussi à limiter la baisse des marchés, voire l’ont amplifiée…
- Que peut-on proposer aujourd’hui à des clients ayant un profil prudent ? Comment sont gérés ces produits ?
- Quelle place faut-il accorder à ces fonds dans un portefeuille ?
A quoi correspond l’indicateur de risque qui est aujourd’hui associé à chaque fonds proposé aux investisseurs ? Cet indicateur est-il le plus pertinent pour apprécier réellement le risque auquel on s’expose ?
Michel Menigoz
L’indicateur SRRI est un indicateur de risque a priori. Il repose sur une estimation de la volatilité : une formule permet de calculer la volatilité d’un produit sur les cinq dernières années en...