La classe d’actifs reste privilégiée dans un contexte de reprise économique mondiale et de faibles rendements obligataires. Comment en profiter alors que la plupart des indices mondiaux inscrivent régulièrement des records historiques ? Faut-il s’inquiéter des valorisations élevées ? Comment gérer les risques à court terme ? Faut-il opter pour des approches géographiques, sectorielles ou thématiques ? Arbitrer la croissance au profit de la value ?
- Quel bilan peut-on faire de ce début d’année ? Quels sont les événements qui ont retenu votre attention ?
- Faut-il s’inquiéter de l’inflation et de l’évolution des taux aux Etats-Unis ?
- Les marchés actions ont beaucoup monté depuis le début de l’année, certains indices ont inscrit de nouveaux records historiques. Comment inciter les investisseurs à privilégier la classe d’actifs alors que les valorisations sont très élevées et qu’on évoq
- Les flux sur les actions sont toujours captés par les ETF. Le contexte actuel est-il favorable à la gestion active et au stock picking ?
- Depuis mars 2020, les investisseurs tendent à privilégier les fonds intégrant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les sociétés les mieux notées seraient notamment plus résilientes. Partagez-vous ce constat ? La crise a-t-elle c
- Quelles sont vos convictions pour les prochains mois ? Faut-il privilégier certains secteurs ou thématiques ?
Quel bilan peut-on faire de ce début d’année ? Quels sont les événements qui ont retenu votre attention ?
Jacques-Aurélien Marcireau : Au cœur de la crise du Covid-19, les investisseurs se sont massivement focalisés sur la technologie et la santé, deux secteurs porteurs sur le long terme qui ont capté l’essentiel des flux durant l’année 2020. Parallèlement à la réouverture de l’économie, ils ont pu constater en 2021 que certains secteurs plus traditionnels ne se portaient pas si mal et reprenaient des couleurs plus vite que prévu. Cela s’est traduit par un rééquilibrage avec des flux d’investisseurs qui s’intéressent à ces pans du marché négligés tout en conservant les valeurs de croissance pour le long terme. Ce rééquilibrage boursier est plutôt sain et justifié. En revanche, sur le plan économique, nous allons de surprise en surprise. Post-covid, la publication de certains indicateurs entraîne des variations importantes. Cela a été le cas début mai avec la publication des chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, très en deçà des attentes. C’est très dur de comparer les indicateurs avec ceux de 2019 ou 2020 après toutes les variables exogènes qui ont été introduites dans l’équation.
Eric Lauri : La reprise économique forte qui s’amorce est sans doute est un des éléments les plus marquants de ce début d’année. Cette reprise a été bien aidée par des plans massifs de soutien et par l’accélération de la campagne de vaccination. Il y a à la fois de l’argent dans le système et de l’espoir dans la tête des gens. Ce qui a fait monter les marchés actions rapidement en début d’année. Dans ce...