Les actions apparaissent comme la classe d’actifs la plus attractive. Des flux positifs devraient continuer à soutenir les principales Bourses en 2015, tandis que quelques facteurs (baisse du prix du pétrole, baisse de l’euro, etc.) vont favoriser certains marchés. Mais de nombreux risques pèsent sur la classe d’actifs (risques géopolitiques, faiblesse de la croissance, déflation…). Funds s’interroge sur l’opportunité d’investir dans les marchés actions. Faut-il acheter des fonds actions internationales ou avoir une exposition régionale ? Aux Etats-Unis, les indices ont franchi de nouveaux records en 2014. Les actions sont chères, les marges élevées et la remontée des taux aura un impact sur les marchés boursiers. Cependant, les Etats-Unis sont le seul pays en croissance et le consensus table sur une hausse de 10 % des profits estimés pour 2015. Dans la zone euro et au Japon, les marchés devraient profiter des injections de liquidités, mais la visibilité sur la reprise économique est faible. Les valorisations sont-elles alors suffisamment attrayantes ? Quels thèmes privilégier ?Enfin, de nombreux risques pèsent sur les marchés émergents ; mais peut-on faire l’impasse sur cette classe d’actifs dans une perspective de long terme ?
Un contexte favorable aux actions
Les actions paraissent relativement attractives face à la faiblesse des rendements obligataires, mais le contexte est-il réellement favorable à la classe d’actifs ? Valorisations élevées sur certains marchés, risques importants sur d’autres, faible croissance et déflation ne plaident pas forcément en faveur des actions…
Stéphane Cadieu, directeur de la gestion, Federal Finance
De quel contexte parle-t-on ? La croissance mondiale est supérieure à 3 %, l’inflation est en baisse dans toutes les zones et les taux sont bas, voire négatifs dans certains pays. Tous ces éléments sont plutôt favorables à la classe d’actifs. En revanche, la question sur les valorisations peut effectivement faire débat. Une étude réalisée par S&P sur la relation entre l’évolution des PER (price earning ratio) et les taux d’intérêt montre que, en régime inflationniste, les PER baissent quand les taux remontent. Mais, en régime de faible inflation, quand les taux montent, les PER peuvent aussi monter. Il n’y a pas aujourd’hui de déflation globale. Il y a un phénomène conjoncturel avec la baisse du prix du pétrole, mais l’euro baisse aussi, ce qui va renchérir les prix des biens importés et constituer un rempart contre la déflation.
Enfin, le rendement des actions plaide également en faveur de la classe d’actifs, qui offre une rémunération près de trois fois supérieure à celle des obligations d’entreprises notées BBB.
Christophe Foliot, directeur adjoint et responsable de la gestion actions US et internationales, EdRAM
La détention d’actions s’inscrit dans une stratégie de long terme. Le bon timing pour en acheter est toujours difficile à évaluer. Aujourd’hui, si l’on compare la performance des actions sur dix ans glissants, on constate qu’elles ont peu performé par rapport aux obligations. Historiquement, il y a eu très peu de périodes durant...