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Table ronde

Faut-il revenir sur les mid & small caps ?

Publié le 29 mars 2019 à 15h53

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

La classe d’actifs a particulièrement souffert en 2018. Comment expliquer l’ampleur de la baisse sur de nombreuses valeurs et les sorties massives sur la classe d’actifs ? En ce début d’année, Funds s’interroge sur l’opportunité de revenir sur les mid & small caps dans un contexte peu favorable aux actions européennes en général. • Quels sont les moteurs de performance de la classe d’actifs ?• Quid des valorisations ? • Quels secteurs privilégier ?

Indépendamment du contexte très compliqué qui a plombé les marchés en 2018, et particulièrement au dernier trimestre, quels sont les éléments qui ont pesé sur la classe d’actifs ?

Les mid & small caps font partie des premières classes d’actifs à avoir été sanctionnées. Pour quelles raisons ?

José Berros : En début d’année, la classe d’actifs s’était plutôt bien comportée mais, entre mai et octobre, la performance a commencé à se tasser avant de chuter en fin d’année. La classe d’actifs est très sensible à un élément : la liquidité. Or, des retraits massifs ont eu lieu l’an dernier. Au dernier trimestre, il y a eu 2,4 milliards d’euros de rachats sur les fonds mid & small caps européens. Pour rappel, en 2016 et 2017, la mise en place du PEA-PME, du système PIR en Italie («Piani individuali di risparmio» : plans individuels d’épargne destinés à attirer une partie de l’épargne vers les PME – ndlr) et de systèmes équivalents dans d’autres pays européens ainsi que l’attrait des fonds anglais et américains pour les mid & small caps européennes se sont traduits par des flux massifs et une performance élevée de la classe d’actifs.

Le retournement a été assez violent, l’ampleur de la baisse étant plus importante que pour les grandes valeurs. Pays par pays, les performances ne sont pas homogènes, la France faisant figure de mauvais élève de la zone euro. L’indice des petites valeurs françaises a en effet chuté de 23 % en 2018, contre une baisse de 16 % pour l’indice européen. Le phénomène de liquidité a été accentué sur le marché français. Toutefois, les petites valeurs françaises étaient celles qui avaient le plus progressé en 2016 et 2017 et avaient atteint des pics de valorisation. De nombreux titres se sont retrouvés déconnectés de leur valeur fondamentale après des hausses rapides et violentes.

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