Différentes enquêtes montrent l’intérêt croissant des investisseurs privés pour l’investissement responsable. Très peu sont investis dans des fonds ISR alors que l’offre de gestion ne cesse de s’enrichir de nouvelles approches et de nouveaux produits. La question de la performance reste au cœur des interrogations malgré toutes les enquêtes tendant à démontrer que ce n’est plus un sujet.Funds s’interroge sur la meilleure manière d’aider les investisseurs, en particulier les intermédiaires et leurs clients, à concrétiser cette démarche et à choisir des produits adaptés à leurs besoins.• Pour convaincre les clients privés, faut-il parler d’ESG, d’ISR, de thématiques ou d’impact ?• Le label ISR rend-il l’offre lisible et/ou plus visible ? Est-ce un critère de sélection de fonds ?• Quelles sont les pistes d’amélioration pour communiquer sur ces sujets et en mesurer l’impact au-delà de la performance financière ?
- Quelle est votre vision de l’investissement responsable ? Comment, dans vos maisons respectives, l’avez-vous définie et mise en œuvre ? Avez-vous constitué des équipes dédiées ?
- Cette approche recouvre-t-elle plusieurs classes d’actifs ?
- L’intérêt pour l’investissement responsable se limite-t-il seulement aux enjeux climatiques ?
- A force de dire que l’ESG ne détruit pas de la performance, ne risque-t-on pas d’induire quand même en erreur les investisseurs en leur laissant penser qu’ils sont mieux protégés des chocs de marché…
- Jusqu’où faut-il aller dans l’explication des processus de gestion pour convaincre le client retail d’investir de façon responsable puisque certaines approches comme le best-in-class sont difficiles à appréhender ?
- Au-delà de l’intérêt pour les fonds thématiques liés à l’environnement, les clients privés émettent-ils des souhaits pour d’autres thèmes ?
- Les CGP mais aussi les clients privés apprécient beaucoup les produits patrimoniaux. Existe-t-il une offre ISR suffisante en la matière ? Est-ce que cela a du sens ?
- Selon vous, qu’est-ce qui pourrait déclencher la collecte des fonds ISR auprès du retail ?
Quelle est votre vision de l’investissement responsable ? Comment, dans vos maisons respectives, l’avez-vous définie et mise en œuvre ? Avez-vous constitué des équipes dédiées ?
Sophie Rahm, responsable ESG, Aviva Investors France : Chez Aviva Investors France et chez Aviva Investors de façon générale, nous avons privilégié deux axes. Le premier porte sur la gamme, avec la déclinaison de produits ayant obtenu le Label ISR, puis des fonds thématiques et d’impact. L’autre axe porte sur l’intégration des critères ESG qui ont vocation à être pris en compte dans tous nos process de gestion. Au-delà des fonds spécifiques, notre souhait est que la gestion s’empare des critères ESG pour informer les décisions d’investissement. L’investissement responsable recouvre donc deux aspects chez Aviva Investors, auxquels s’ajoute un volet gouvernance très important qu’illustre notre politique de vote et d’engagement. L’engagement et l’actionnariat actif dans l’expression des votes aux assemblées générales sont au cœur de notre approche.
Du côté de l’organisation, il y a eu une montée en puissance des effectifs au sein d’Aviva Investors. Nous avons une équipe globale de 20 personnes consacrée à l’investissement responsable. En France, l’équipe locale compte désormais trois personnes chargées de coordonner toutes les initiatives ESG lancées par Londres au profit du pôle de gestion Euro basé à Paris.
Hervé Guez, directeur de la gestion actions & taux, Mirova : Pour Mirova, la vocation principale de l’ISR est de proposer des solutions d’allocation de capital qui ont deux objectifs d’investissements : une performance financière et une performance environnementale et...