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Table ronde

La gestion flexible peut-elle retrouver ses lettres de noblesse ?

Publié le 1 mars 2019 à 10h02    Mis à jour le 1 mars 2019 à 14h31

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

L’année 2018 a été particulièrement compliquée pour les gérants de fonds flexibles. Les performances sont dans l’ensemble négatives, y compris pour des fonds qui avaient un profil prudent, entraînant des sorties importantes de la classe d’actifs. Funds s’interroge sur les raisons de cette contre-performance. • Pourquoi les performances des fonds flexibles ne sont-elles pas constantes dans la durée ? • La disparité des fonds composant la classe d’actifs ne nuit-elle pas à une bonne compréhension de ce type de gestion ? • Quelles leçons tirer en matière de contrôle de risque ? • Faut-il revoir les processus de gestion de ces fonds majoritairement conçus dans des conditions de marché inédites (post-2008, quantitative easing, rendements négatifs des obligations, etc.) ? • Comment séduire de nouveau les investisseurs ? • Quelles sont les convictions des gérants en ce début d’année ?

L’année 2018 a été très compliquée pour les gérants, et les performances de nombreux fonds flexibles ont été décevantes. Quels sont les événements qui ont le plus perturbé vos gestions ? Quelles en ont été les conséquences ?

Cédric Baron responsable de l’équipe multi-asset stratégies, Generali Investments : L’année 2018 a été marquée par une montée des risques politiques et par un changement radical d’appétit pour le risque et de sentiment de la part des investisseurs. Comme beaucoup, nous étions plutôt optimistes en début d’année, dans un contexte de croissance mondiale synchronisée et en l’absence de risques majeurs identifiés à court terme. Nous avons par la suite connu une succession de chocs, dont le premier est lié à la volatilité qui a été multipliée par cinq entre janvier et début février. Puis, D. Trump s’est engagé dans une politique de repli des Etats-Unis, marquée par des velléités de guerre commerciale tous azimuts. La zone euro n’a pas été épargnée, les élections italiennes au mois de mai faisant monter d’un cran les craintes de dislocation de la zone. En parallèle, la Fed s’en est tenue à sa décision de procéder à quatre hausses de taux dans l’année, malgré ces tensions politiques et l’affaiblissement de la croissance mondiale. Un certain nombre d’investisseurs ont alors craint une erreur de politique monétaire qui entraînerait la fin du cycle de croissance et le basculement prochain en récession. Les marchés actions qui s’étaient en partie relevés du choc baissier d’octobre ont replongé encore plus violemment en décembre, faisant du quatrième trimestre 2018 le pire depuis 2008. Il n’y a pas eu de décl...

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