Après la progression des indices boursiers mondiaux en 2019, Funds s’interroge sur l’opportunité d’investir dans les actions européennes.
- Après une année 2019 exceptionnelle en termes de performances, que peut-on dire des marchés actions en ce début d’année ?
- Finalement, la notion de valorisation n’est importante que pour les gérants alors que les investisseurs sont plus enclins à privilégier les titres qui montent…
- Jean-François Bay
- Qu’est-ce qui pourrait ramener les investisseurs vers la gestion de conviction ?
- Stéphane Furet
- Que faut-il retenir comme critère de valorisation si celui de PE n’est plus aussi significatif ? Faut-il regarder les moyennes historiques ? Ou bien se contenter de la valorisation relative par rapport aux autres classes d’actifs ?
- Jean-François Bay
- A-t-on déjà connu par le passé des écarts aussi importants de valorisation comme celui qui existe actuellement entre les valeurs de croissance et les cycliques ?
- Stéphane Furet
- La stabilisation de l’environnement macroéconomique permet-elle une meilleure visibilité sur l’évolution des profits ? Ou bien commence-t-on l’année avec un consensus toujours optimiste qui va réviser à la baisse en cours d’année ?
- Stéphane Furet
- Depuis fin 2019, on parle beaucoup de retour en grâce de la value. Est-ce qu’il est opportun de privilégier des fonds en fonction des styles de gestion ? faut-il au contraire préférer des fonds offrant une meilleure diversification ?
- Jérôme Antonini
- Dans les fonds que vous gérez, quels sont les secteurs les plus représentés ?
- Eric Lauri
- Vos gestions intègrent-elles les critères ESG ? Est-ce un élément différenciant pour la gestion active ?
- Jérôme Antonini
Après une année 2019 exceptionnelle en termes de performances, que peut-on dire des marchés actions en ce début d’année ?
Jean-François Bay
La hausse des marchés en 2019 s’est faite sans les investisseurs. En Europe, la décollecte a été importante, à l’exception de la toute fin d’année. Les souscriptions sont revenues très progressivement sur les ETF puis quelques fonds cycliques ou investis dans les small caps. L’inversion des flux sera d’ailleurs peut-être un facteur de soutien cette année. Les arbitrages des fonds en euro vers les unités de compte pourraient se traduire par des flux plus importants pour les actions européennes même si on constate encore des retraits en ce début 2020.
Jérôme Antonini
La situation se caractérise par un environnement macroéconomique en amélioration, notamment en Europe et aux Etats-Unis, mais les grands risques sont toujours là. Ils sont principalement d’ordre politique, avec des élections aux Etats-Unis. Souvent, ces années-là sont propices aux marchés actions, mais cette élection rajoute de l’incertitude quand on voit les forces en présence et les différentes propositions. Les négociations post-Brexit génèrent aussi de l’incertitude. A cela s’ajoutent les risques géopolitiques au Moyen-Orient, difficiles à appréhender, mais aussi sanitaires avec le coronavirus en Chine.
Cet environnement plaide en faveur de la recherche de valeurs de qualité et de croissance. Ces thèmes ont bien fonctionné l’an dernier mais pour nous, les incertitudes actuelles plaident pour maintenir ces stratégies qui délivrent de la performance sur le long terme.
Stéphane Furet
Nous observons un comportement atypique des investisseurs depuis...