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Table ronde

La zone euro offre-t-elle encore des opportunités ?

Publié le 19 octobre 2018 à 11h04    Mis à jour le 14 novembre 2018 à 15h38

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

Le scénario macroéconomique de cette année a finalement été moins favorable pour la croissance mondiale et pour la zone euro. Funds s’interroge sur les risques qui pèsent sur la zone euro : • Sont-ils bien intégrés par les marchés ? • Que peut-on attendre en matière de croissance économique ? • Du côté des entreprises, quelles sont désormais les prévisions de progression des profits ? Comment sont-elles valorisées ? • Quels sont les secteurs ou les thèmes à privilégier ?

Le consensus était très favorable aux actions européennes début 2018, mais l’année ne s’est pas déroulée comme prévu sur les marchés. Quels facteurs ont pesé sur la classe d’actifs ?

Comment expliquer l’évolution décevante des indices européens par rapport aux indices américains ?

Arnaud Chesnay, responsable de la gestion, Athymis Gestion : L’année 2018 a bien commencé, parce que tous les indicateurs macroéconomiques étaient en phase. La zone euro était protégée par une accélération de la croissance économique et des publications de résultats plutôt bons. Durant le premier trimestre, nous avons eu quelques épisodes de tension sur les taux d’intérêt en provenance des Etats-Unis, avec quelques incursions du taux à dix ans américain au-dessus de 3 %. Il y a eu des moments de stress sur le marché obligataire, avec le spectre d’un retour de l’inflation au niveau mondial. Se sont ajoutées des tensions politiques en Europe, le Brexit mais aussi la situation en Italie, ainsi que des tensions dans les pays émergents. Pour toutes ces raisons, l’évolution des marchés actions en zone euro a été plus compliquée qu’anticipé. Cependant, la première partie de l’année a été favorable pour des sociétés à forte visibilité, en particulier les valeurs de croissance qui ont surperformé durant cette période.

Julien Bonnin, gérant, BFT IM : Parmi les risques qui ont pesé sur les marchés, je citerais également la guerre commerciale lancée par Donald Trump. Il a commencé par les pays frontaliers, puis la Chine, mais également le Japon. Nous pouvons imaginer que l’Europe ne sera pas épargnée, puisqu’il a déjà évoqué le secteur automobile. Pour résumer, dès que les bons résultats des entreprises redonnaient de l’avant aux marchés, une annonce politique venait casser cette dynamique. L’année est particulièrement compliquée car, même si la croissance des bénéfices a été jusque-là solide, l’environnement extérieur continue de peser négativement.

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