Après avoir enregistré de bonnes performances en 2016, le segment du high yield continue d’attirer les investisseurs. L’environnement économique semble plus favorable, les fondamentaux des entreprises européennes sont solides et, en dépit des échéances politiques, les marchés sont bien orientés. Dans ce contexte, Funds s’interroge sur le comportement à attendre de la classe d’actifs en 2017.
- Comment évolue la classe d’actifs ?
- Face à la remontée des taux, comment devrait se comporter la classe d’actifs ?
- En dehors de la taille, quelles sont les différences majeures entre le marché du high yield américain et le marché européen ?
- Comment ont évolué les rendements et que peut-on attendre de la classe d’actifs pour 2017 ?
- Où se trouvent les opportunités dans le high yield ?
Comment évolue la classe d’actifs ?
Pierre Verlé
Bien que surprenants, les résultats de ces deux élections ont été absorbés rapidement et de façon positive par la classe d’actifs. Après le Brexit, il y a eu très vite un retracement de tous les prix tandis que, après l’élection de Trump, le marché du high yield a suivi la même tendance positive que les marchés actions. Les inquiétudes sur la croissance ont été rapidement balayées et ont même laissé place à un réel enthousiasme. La classe d’actifs, qui était déjà sur une trajectoire très positive après un plus bas atteint début 2016, a continué sur sa lancée.
Emma du Haney
Les conséquences négatives du Brexit et de l’élection américaine vont peut-être se matérialiser plus tard, notamment quand Trump essaiera de mettre en place les mesures annoncées. Son échec en matière de santé a semé le doute, mi-mars, auprès des investisseurs qui s’interrogent désormais sur sa capacité à mettre en œuvre la réforme fiscale.
Pierre Verlé
La veille de l’élection américaine, les marchés s’inquiétaient de ce que Trump pouvait mettre en place alors que, aujourd’hui, l’inquiétude porterait plutôt sur ce qu’il ne serait pas en mesure de faire.
Alain Krief
A partir de février 2016, il y a eu un véritable tournant sur les matières premières et la croissance mondiale. La dynamique de croissance qui s’est installée a porté le marché du crédit malgré les soubresauts liés au Brexit ainsi qu’aux élections américaines et au referendum italien. A partir du mois d’août, cependant, les tensions sur les taux ont généré plus de volatilité et donc augmenté les primes de risques.