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Table ronde

Obligations convertibles, une classe d’actifs incontournable

Publié le 16 octobre 2020 à 10h29    Mis à jour le 29 octobre 2020 à 12h30

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

Délaissée ces dernières années, la classe d’actifs est revenue sur le devant de la scène en pleine crise du Covid-19, confirmant de nouveau sa capacité à amortir les baisses de marché et à participer aux phases de rebond.Funds s’interroge sur le comportement de la classe d’actifs depuis le début de l’année.

Comment s’est comportée la classe d’actifs depuis le début de l’année ? Comment expliquez-vous les performances, notamment au moment de la crise des marchés en mars dernier ?

Cristina Jarrin - Nous pouvons répondre à cette question de deux façons : la bonne performance par rapport aux actions et au crédit, et la classe d’actifs en tant que telle comparée aux crises précédentes, notamment celle de 2008. Au mois de mars, les convertibles ont corrigé comme le crédit et les actions, mais leur composante optionnelle a fait la différence et a permis de délivrer la convexité propre à cet actif. Au plus bas des marchés, les convertibles ont amorti jusqu’à 70 % de la baisse des marchés actions et 50 % de la correction du marché high yield.

Ce bon comportement s’explique par la configuration technique du gisement des obligations convertibles, composé en grande partie d’instruments avec une bonne convexité et un plancher obligataire plus solide, donc moins de risque de crédit. Par ailleurs, les niveaux de valorisation des convertibles étaient, dans cette crise, plus avantageux que ceux des actions et du crédit. En 2019, les marchés actions avaient beaucoup monté et ils étaient, début 2020, proches des plus hauts historiques tandis que les spreads de crédit s’étaient resserrés.

Dernier point positif et non des moindres, il y a aujourd’hui une bonne représentation des entreprises de croissance dans le gisement, de l’ordre de 45 %, avec une exposition aux secteurs de la technologie et de la santé qui ont bien performé dans la phase de rebond des marchés actions. C’est un élément de différenciation par rapport au crédit dont le gisement a plutôt une exposition à des sociétés ayant un levier fort, dans des secteurs plus risqués comme l’automobile et l’énergie.

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