L’économie mondiale évolue à deux vitesses avec, d’un côté, les Etats-Unis qui affichent une croissance solide et, de l’autre, la zone euro avec des perspectives économiques incertaines et le monde émergent confronté à des problèmes structurels. La Fed a tourné la page du quantitative easing tandis que, en Europe, les investisseurs attendent de la BCE de nouvelles mesures. Dans ce contexte, et alors que les principaux actifs ont continué à s’apprécier en 2014, Funds s’interroge sur les opportunités d’investissement.
Les bonnes et les mauvaises surprises de 2014
Quelles ont été les bonnes et les mauvaises surprises de l’année 2014 ?
Benjamin Melman, directeur allocation d’actifs et dettes souveraines, EdRAM
2014 a été une année pleine de surprises pour l’économie européenne. En début d’année, beaucoup de gérants surveillaient les risques dans les pays périphériques. Si ces risques ne se sont pas matérialisés, c’est le décrochage de la croissance allemande, considérée comme la locomotive de la croissance européenne, qui a surpris et renforcé les craintes sur la zone euro.
L’évolution des prix des matières premières, et notamment l’effondrement du cours du pétrole, a été une autre grande surprise de l’année 2014. Face au ralentissement de la croissance en Allemagne et dans les pays émergents, la baisse des prix des matières premières a été attribuée à la demande. Problème d’offre ou de demande : le débat subsiste encore aujourd’hui.
L’année écoulée a par ailleurs amené de grands changements sur les marchés obligataires avec un rally obligataire non anticipé. L’idée qui prévalait était celle d’un marché obligataire américain dominant le reste du monde. Or, en 2014, c’est le marché obligataire européen qui a entraîné le marché américain.
Christophe Besson, directeur de la gestion actions, CM-CIC AM
Le principal sujet concerne les prévisions qui ont été faites sur les taux d’intérêt et sur les perspectives de remontée des taux. Nous nous sommes trompés, mais cette erreur s’est traduite par de belles performances obligataires dans les fonds diversifiés. Les Etats-Unis et le Japon ont également été les deux surprises de l’année. Les Etats-Unis ont une croissance solide et terminent l’année avec un dollar fort et un prix du baril en baisse, ce qui leur est très favorable. Au Japon, la Banque centrale semble aller au bout de sa logique.