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Table ronde

Où investir en 2021 ?

Publié le 31 décembre 2020 à 18h01    Mis à jour le 7 janvier 2021 à 12h01

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

En 2020, la pandémie de Covid-19 a provoqué une récession économique inédite tandis que les marchés financiers, après avoir joué aux montagnes russes, ont fait preuve de résilience grâce au soutien massif des banques centrales et des Etats.

Personne n’aurait pu anticiper ce qu’il s’est passé en 2020 ni les conséquences de cette pandémie. Sur les marchés, plusieurs cycles se sont succédé en quelques mois à peine. Quel bilan peut-on tirer de cette situation inédite ?

David Taieb : 2020 fut une année exceptionnelle pour plusieurs raisons : une crise mondiale touchant aussi bien les pays développés que les pays émergents et une fermeture générale de l’économie. Le bilan de cette crise est désastreux, avec 1,5 million de morts du Covid-19 dans le monde. Mais cette crise est sanitaire et non pas financière. De même, il ne s’agit pas d’une crise de la demande mais d’une crise de l’offre : ce sont les usines, les chaînes d’approvisionnement et les magasins qui ont fermé, et non pas les ménages qui ont cessé de consommer ou les entreprises d’investir.

Au-delà de la simple lecture des performances sur les marchés, le bilan est donc lourd avec des impacts très importants sur l’économie. Il faudra du temps pour que la situation se normalise.

Michaël Nizard : Pour bien comprendre l’étendue des dégâts, prenons quelques chiffres : aux Etats-Unis, la perte maximale d’activité en avril a été de 16 % par rapport au niveau précédant la pandémie, et en Europe de 26 %. Sur le troisième trimestre, cet impact s’est fortement réduit.

L’année 2020 a donc été marquée par un choc exogène avec un gel de l’activité plus marqué dans les pays développés que dans les pays émergents. Avant le début de la pandémie, l’économie mondiale était dans une situation d’équilibre, ce qui va nous aider à tracer des perspectives pour 2021. Il n’y avait pas de tensions inflationnistes ou de tour de vis monétaire comme nous l’avions connu fin 2018, ni de problèmes de balance des paiements, notamment dans les pays émergents, de bulle immobilière comme en 2007 ou de restrictions du crédit. Ainsi, avant la crise, les conditions financières étaient plutôt stables. En 2021, il...

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