- Quel bilan peut-on faire de la classe d’actifs, un an après le début de la crise du Covid-19 ? Les obligations convertibles bénéficient-elles toujours d’un environnement favorable ?
- Après une longue période de désamour, les bonnes performances de 2020 ont-elles déclenché un retour des flux en faveur des fonds de convertibles ? Avez-vous identifié de nouveaux investisseurs dans la classe d’actifs ?
- Comment a évolué le gisement ces derniers mois ? Quels sont les secteurs représentés ? De nouveaux profils d’émetteurs sont-ils apparus ?
- Les caractéristiques des convertibles émises ont donc également évolué ?
- Peut-on s’exposer aux marchés émergents via les convertibles ? Le gisement est-il intéressant ? Quelle place occupent les convertibles émergentes dans les portefeuilles globaux ?
- Les obligations convertibles sont-elles exposées au risque de remontée des taux que craignent les investisseurs ? Quels sont les risques qui pèsent sur la classe d’actifs à court et moyen terme ?
- Comment les opérations de fusions-acquisitions, qui devraient s’accélérer dans un contexte de reprise économique, bénéficient-elles aux porteurs d’obligations convertibles ?
- Quels sont les atouts et les perspectives de la classe d’actifs à court et moyen terme ?
Quel bilan peut-on faire de la classe d’actifs, un an après le début de la crise du Covid-19 ? Les obligations convertibles bénéficient-elles toujours d’un environnement favorable ?
Arnaud Brillois
L’année 2020 a été fantastique pour les obligations convertibles. La classe d’actifs s’est renforcée en termes de crédibilité et de performance, mais aussi d’appréciation par les investisseurs. Les convertibles ont bien amorti le choc du mois de mars, car le gisement était assez convexe, avec un bon niveau de protection en début d’année. Elles ont ensuite bien rebondi, grâce à la répartition sectorielle et à l’attrait des investisseurs, mais aussi à un marché primaire dynamique qui a permis d’accroître la diversification sectorielle, que ce soient avec des sociétés de croissance ou en retournement telles que les compagnies aériennes ou les groupes hôteliers. Les performances des convertibles, comparées à celles des principaux indices actions, sont très bonnes. L’attrait pour les convertibles est toujours aussi fort, comme le montrent les flux et les demandes des investisseurs. Le marché est toujours aussi dynamique. L’environnement est favorable à une gestion active et diversifiée, qui s’adapte rapidement aux différentes configurations de marché.
Nicolas Schrameck
Il est intéressant de comparer la performance des convertibles à celle des actions, mais aussi des autres classes d’actifs traditionnelles telles que les obligations. La performance est tout aussi remarquable durant la baisse du marché que pendant la phase de rebond. Les convertibles globales et européennes affichent une surperformance moyenne de 10 % environ par rapport à un composite un tiers obligations investment grade, un tiers...