L’année 2014 s’est avérée difficile pour certaines stratégies de performance absolue. Funds s’interroge sur les raisons et sur le comportement des fonds de performance absolue l’an dernier. • La difficulté des gérants à générer une performance positive a-t-elle entraîné une moindre appétence des investisseurs pour ce type de fonds ? • Que peut-on attendre pour 2015 ? • Pourquoi s’intéresser aux fonds de performance absolue ? • Quel rôle jouent ces fonds dans un portefeuille ? • Comment sont-ils gérés ?
- Quelles sont les stratégies qui se sont le mieux comportées ? Celles qui ont le plus attiré les investisseurs ?
- L’année 2014 a-t-elle été atypique en termes de gestion ?
- Les fonds de performance absolue une alternative aux fonds obligataires ?
- Quel est le rôle d’un fonds de performance absolue dans un portefeuille ? Comment choisir dans un univers aussi varié ?
- Quelles stratégies vous semblent les mieux adaptées au contexte actuel ?
Quelles sont les stratégies qui se sont le mieux comportées ? Celles qui ont le plus attiré les investisseurs ?
Tarek Issaoui, responsable des solutions flexibles, THEAM,
2014 a été une année de transition durant laquelle nous avons vécu avec l’idée que la Fed allait changer de régime et cesser d’être le grand pourvoyeur de liquidités. Un certain nombre de tendances sur les marchés actions ou les marchés de taux ont commencé à être discutées. Pour les gérants, cela s’est traduit par des performances plus contrastées sur la deuxième partie de l’année. Certains segments comme le high yield ont particulièrement soufferts. L’environnement a été plus difficile pour des fonds investis de façon plus systématique dans le marché, mais plus porteur en ce qui concerne les fonds de performance absolue. Sur la deuxième partie de l’année, certains
hedges funds macro ont renoué avec la performance. En 2015, dans un contexte de taux très bas et de primes de risque tendues, nous avons le sentiment que les investisseurs commencent à se tourner vers des solutions plus alternatives. Ils sont contraints de reconsidérer des offres de placement qui s’orientent plus vers une gestion de performance absolue.
Abdallah Guezour, gérant et responsable dette émergente, Schroders,
Nous avons constaté l’an dernier un grand intérêt pour notre fonds de dette émergente absolute return avec une collecte de plus de 1 milliard de dollars en provenance notamment d’investisseurs institutionnels qui délaissent les stratégies classiques plus benchmarkées pour aller sur des stratégies plus flexibles. Ce basculement s’explique par les éléments qui ont été mentionnés précédemment, mais aussi par la grande différenciation de performance existant entre les actifs et les différents pays. Certains pays ont eu de bonnes performances sur leurs marchés actions et obligataires en 2014, mais d’autres sont en crise.