Si les femmes sont globalement à parité avec les hommes dans la fonction finance, elles restent sous-représentées dans les plus hautes fonctions. Pourtant selon la loi Rixain, la part de personnes de chaque sexe parmi les cadres dirigeants et les instances dirigeantes ne pourra être, à compter du 1er mars 2026, inférieure à 30 %.
Il existe à travers le monde quelques rares femmes à la tête de grands établissements bancaires et financiers. Mary Callahan Erdoes a été nommée, dès 2009, directrice générale de JP Morgan Asset and Wealth Management. Plus récemment, en 2021, Citigroup se dotait d’une femme pour CEO en la personne de Jane Fraser, tandis que Adena Friedman devenait en janvier 2017, PDG du Nasdaq, soit la première femme au monde à diriger un groupe boursier. Malgré ces quelques exceptions, les femmes restent très largement sous-représentées à la direction des grands groupes. Qu’en est-il au sein de la fonction finance ?
Selon une étude menée par le cabinet de conseil Deloitte dans 200 pays à travers le monde, « Advancing women leaders in the financial services industry, 2023 update : A global assessment », la part des femmes dans les hautes fonctions de la finance progresse et devrait continuer de progresser. Si, en 2023, elles ne représentent que 18,4 % des C-suites (cadres supérieurs, de niveau dirigeant), elles pourraient atteindre 22 % des C-suites à horizon 2031. Des chiffres en progression mais qui restent très en deçà des seuils définis par la loi Rixain, visant à une représentation équilibrée entre femmes et hommes au sein des cadres dirigeants : 30 % en 2026, puis 40 % en 2029.
En France, les effets de la loi du 27 janvier 2011, dite Copé-Zimmermann, concernant les conseils d’administration, sont réels : les conseils d’administration des sociétés du CAC 40 comptent 46,4 % de femmes, une...