De la banque à l’expertise comptable, en passant par l’assurance ou les jeux, nombreux sont les secteurs assujettis à la réglementation sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), y compris s’agissant de petites structures. Dans un contexte de surveillance de plus en plus rigoureuse de la part des autorités de contrôle, il est devenu impératif de se doter des bons profils au sein des équipes de conformité. Cela n’empêche pas de devoir sensibiliser et former l’ensemble des collaborateurs.
Chez les courtiers et les experts-comptables comme dans l’assurance, les banques et les jeux, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) est l’affaire de tous. Une fois mis en place des outils bien paramétrés et des procédures solides, en cas d’alerte, « l’analyse doit être immédiate car les transactions du client sont suspendues et, bien sûr, il n’en est pas informé, pointe Daniel Gavier, directeur général (DG) de la plateforme de trading XTB France. Nous déclenchons alors un examen renforcé. Si le soupçon est justifié, nous faisons une déclaration à Tracfin », le service de renseignement financier de l’Etat.
La responsabilisation de chacun passe par un socle minimal de connaissances. A La France mutualiste (500 salariés, groupe Malakoff Humanis), qui procède à 100 recrutements par an, « tous suivent un séminaire d’intégration où les enjeux de LCB-FT font écho à notre histoire, depuis 133 ans, et à nos valeurs de protection des individus, explique Xavier Fontquerni Ribe, DG adjoint en charge notamment des RH. Nos 200 conseillers sont en première ligne : si un nouvel adhérent ne peut pas produire l’origine de ses fonds, ils doivent appliquer la bonne procédure. Ils peuvent s’appuyer sur les équipes de conformité et contrôle interne, ainsi que sur notre direction de la relation adhérents, qui gère les opérations en middle et back-office et intervient en troisième ligne. »
Cette exigence est d’autant plus grande dans les groupes...