Le déploiement de l’intelligence artificielle au sein des cabinets d’audit et de conseil permet de réaliser des tâches autrefois dévolues aux collaborateurs juniors. Toutefois, les cabinets l’assurent, pas question de couper les recrutements. Il s’agit pour eux de former, autrement, la prochaine génération d’associés.
Le déploiement de l’intelligence artificielle aura-t-il un impact sur l’emploi des jeunes ? De premiers signes semblent aller dans ce sens selon l’Insee qui indique dans sa dernière note de conjoncture que l’emploi salarié des 15-29 ans (hors alternants) a reculé au quatrième trimestre 2025, notamment dans les activités de conseil en gestion (– 3,7 % sur un an) alors que l’emploi salarié dans l’ensemble du secteur marchand non agricole ne recule que de 0,7 %. Selon l’Insee, « comme aux Etats-Unis, ces résultats semblent suggérer que l’ajustement de l’emploi vis-à-vis de l’IA se concrétise d’abord par un ralentissement des entrées et des recrutements sur les positions de début de carrière plutôt que par une contraction généralisée ». Pire, selon une étude de Coface, un emploi sur six, soit 5 millions d’emplois en France, sera automatisable d’ici trois ou quatre ans. Parmi eux, certains métiers sont davantage exposés comme ceux du droit, de la finance ou de l’informatique.
Dans ce contexte, les jeunes diplômés pourront-ils faire carrière dans les cabinets d’audit et de conseil ? Ces derniers déploient en effet de nombreux cas d’usage afin d’automatiser les tâches autrefois dévolues aux juniors. « En interne, nous utilisons l’IA agentique, c’est-à-dire un système conçu pour interagir de façon autonome avec des données et des outils, détaille Frédéric Lumeau, associé au sein de BDO. Ainsi, chaque agent IA est dédié à une tâche en fonction des compétences recherchées. Par exemple,...