Le métier de contrôleur de gestion attire de plus en plus des étudiants qui le préférent désormais souvent à l’audit. Une tendance portée certes par des salaires élevés, mais également par l’évolution des missions confiées à ces experts de la donnée.
Si les étudiants en finance privilégiaient auparavant les métiers d’auditeurs ou d’experts-comptables, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le contrôle de gestion. D’ailleurs, le métier séduit non seulement les jeunes issus de master en contrôle de gestion mais également, et de plus en plus, ceux issus de filières comptables voire même d’ingénierie. « Nous observons en effet une appétence plus forte des jeunes pour le contrôle de gestion, constate Emmanuel Millard, président de la DFCG. Le métier séduit car il permet d’occuper une place transverse, d’interagir avec toutes les fonctions de l’entreprise, d’être impliqué dans les décisions. Il attire de plus en plus tous ceux qui s’intéressent à la chaîne de valeur de l’entreprise et essaient de la comprendre pour l’optimiser. D’autre part, le métier a beaucoup évolué ces dernières années, ce qui a aussi contribué à attirer de nouveaux profils. »
Un métier en mutation
En effet, auparavant plutôt cantonné à la comptabilité, à la consolidation et au retraitement des données, le contrôleur de gestion est de plus en plus amené à faire des analyses prospectives et à devenir un business partner de la direction financière et de la direction générale. « Notre métier qui était très concentré sur le forecast, le reporting et le budget évolue vers l’analyse et la recherche des leviers de croissance et de performance pour notre organisation, témoigne Isabelle Coltrat, directrice de la performance, du contrôle de gestion, de la restructuration industrie/distribution chez Lapeyre. Une transformation qui contribue à faire des contrôleurs de gestion des “managers de la performance de l’entreprise”. »