A horizon 2030, le nombre d’operating partners, qui conseillent les dirigeants d’entreprises pour le compte de fonds ou en indépendants, devrait a minima doubler en France. Une croissance portée par les besoins des entreprises, notamment s’agissant de la digitalisation, mais aussi par l’intérêt que suscite ce métier, e particulier auprès d’anciens dirigeants d’entreprise.
Le métier d’operating partner (OP) n’existe en France que depuis une dizaine d’années et ne fait l’objet que de quelques recrutements par an. « Une trentaine environ chaque année, précise Nicolas Réquillart-Jeanson, cofondateur du Club des operating partners et directeur associé – operating teams de Siparex. Cependant, la complexité du monde qui nous entoure avec la multiplication des crises, ainsi que l’accélération des enjeux de transformation liés notamment au développement de l’IA, rebattent les cartes et pourraient bien contribuer dans les prochains mois au développement du recrutement d’operating partners. » Selon une étude menée par le cabinet Alvarez & Marsal pour le Club des operating partners de France Invest, le marché français compte actuellement environ 200 OP au sein des fonds de capital-investissement (private equity et venture). Un chiffre qui pourrait doubler dans les cinq ans à venir et auquel il faut désormais ajouter les operating partners indépendants. « Pour le moment, il s’agit encore d’un métier qui n’est pas complètement normé et le recrutement des OP continue de se faire essentiellement par le bouche-à-oreille », ajoute Nicolas Réquillart-Jeanson.
Des travailleurs de l’ombre
L’OP a pour vocation d’accompagner les entreprises dans leur développement, leur pérennité et leurs projets de transformation mais aussi lorsqu’elles rencontrent des difficultés. Quels que soient la taille et le secteur d’activité de l’entreprise qu’il accompagne, il est avant tout un passeur de bonnes...