Peu nombreux en France, les responsables investisseurs n’en sont pas moins des rouages essentiels à la relation entre les entreprises et leurs actionnaires. Sur ce marché de niche occupé par des passionnés, curiosité et sens du relationnel sont de rigueur.
En France, ils ne sont que quelques centaines à exercer le métier de responsable investisseurs (IR pour investor relations). « Les IR exercent exclusivement dans les sociétés cotées, voire dans quelques start-up qui ont fait des levées de fonds, ce qui limite leur périmètre d’intervention », précise Laurent Brunelle, responsable relations investisseurs, communication financière, agences de notation extra-financière et reporting RSE de Bureau Veritas et vice-président du Cliff, l’association des professionnels de la communication financière. Sur ce marché de niche, rares sont donc les postes vacants mais aussi les candidats disponibles. Recruter un IR nécessite souvent de le débaucher, ce qui entraîne alors parfois un jeu de chaises musicales. « Il s’agit d’un milieu assez fermé, dont les postes sont souvent dépendants du top management de l’entreprise, poursuit Laurent Brunelle. L’IR passe en effet beaucoup de temps avec son CEO pour préparer les résultats de l’entreprise et la communication financière, mais aussi pendant les roadshows auprès des investisseurs. Leur entente est donc indispensable. »
Cette relation est d’autant plus importante que l’IR représente l’entreprise auprès des investisseurs et doit à ce titre être en ligne avec la stratégie portée par la direction. « L’IR a un rôle de courroie de transmission de l’information, de l’intérieur de l’entreprise vers l’extérieur, précise Alexandra Boucheron, directrice des relations investisseurs et de la communication...