Après avoir quitté leur poste pour faire évoluer leur carrière professionnelle, de plus en plus de salariés réintègrent leur ancienne entreprise. Cette tendance, en vogue également dans la finance, se révèle souvent gagnante pour le collaborateur comme pour l’entreprise. A condition de respecter quelques règles pour assurer le succès de ce retour.
Si retourner chez son ancien employeur n’est pas un phénomène nouveau, le contexte de la crise sanitaire a contribué à l’essor de ce phénomène. Selon une étude conduite par Morning Consult pour UKG en 2022, la France compterait ainsi 13 % de salariés ayant réintégré leur entreprise, aujourd’hui appelés « salariés boomerang ». Des retours qui s’expliquent par différentes raisons, en tête desquelles figure notamment le regret du salarié pour son ancien poste.
L’étude UKG souligne ainsi que 60 % des démissionnaires en France ont réalisé après coup qu’ils se trouvaient mieux dans l’emploi qu’ils ont quitté. Un constat notamment fait par une consultante de Kearney, revenue au sein du cabinet de conseil en stratégie après avoir tenté une expérience dans un tout autre métier sur le continent africain. « Cette expérience lui a permis de se rendre compte de son intérêt pour le métier de consultante, témoigne Fanny Rigault, DRH de Kearney France. Ces dernières années, nous avons ainsi réintégré huit collaborateurs, sur une cinquantaine de recrutements annuels. » Ils sont également 63 % à considérer qu’ils ont pris leur décision de partir trop vite. « Nous constatons des volontés de retour de candidats ayant quitté leur poste suite aux confinements, pour déménager en province ou s’essayer à une reconversion professionnelle », note Aude Boudaud, directrice associée finance et IT, chez Robert Walters.
Une réponse à la pénurie de candidats
Au-delà de la volonté des candidats, la tendance est également portée par la pénurie de...