Pour la première fois depuis juin 2013, la catégorie des fonds flexibles termine le mois en situation de décollecte.
La baisse du marché français de la gestion collective s’est accentuée en février sur fond d’inquiétudes persistantes sur la croissance mondiale et sur l’évolution du prix du pétrole. Outre-Altlantique, les investisseurs sont restés concentrés sur les publications de résultats, souvent mitigés, et sur les statistiques macroéconomiques, guettant le moindre signe de fléchissement de l’économie américaine et anticipant un statu quo de la Fed en mars. En zone euro, au contraire, les investisseurs attendent de la BCE des mesures fortes en mars. Dans cet environnement, le marché de la gestion collective s’est établi à 810,27 milliards d’euros, en repli de 0,6 %.
Du côté de la collecte, EuroPerformance-a Six Company souligne que l’allocation des investisseurs n’a souffert d’aucun changement majeur : la décollecte se poursuit sur les fonds obligataires, les obligations convertibles et les fonds diversifiés tandis que les actions continuent à bénéficier de flux acheteurs dont les ETF ont été les principaux bénéficiaires. Au total, la collecte s’est élevée à 2,6 milliards d’euros en février.
Les chiffres d’EuroPerformance-a Six Company révèlent que les montants alloués aux fonds de trésorerie ont été très contenus en mars, avec un flux net total de 2,7 milliards d’euros. Les fonds les plus longs du segment ont recueilli la part prépondérante des souscriptions, avec près de 3,1 milliards d’euros pour la catégorie trésorerie A. A l’inverse, les fonds de maturité courte ont enregistré des sorties.