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La Banque de France recrute !

Option Finance - 14 octobre 2019 - Anaïs Trebaul

Banque de France, Recrutement

La Banque de France recrute !

Mercredi prochain, la Banque de France organise un «jobdating» afin de recruter cinquante nouveaux collaborateurs pour ses différents métiers, notamment ceux de l’ACPR. Un événement qui intervient alors que l’institution financière prévoit d’accroître ses recrutements en 2020.

Analystes, statisticiens, data scientists, informaticiens, contrôleurs financiers, spécialistes du risque cyber… Les offres d’emploi de la Banque de France sont de plus en plus nombreuses. Et pour cause : après une année 2019 déjà soutenue en matière de recrutements, l’institution financière devrait encore accroître ses embauches en 2020. «Après 190 recrutements en 2018, nous devrions arriver à un total de 350 nouveaux collaborateurs en 2019 sur l’ensemble du périmètre Banque de France, indique Anne Morcillo, responsable des recrutements à la Banque de France. Pour 2020, nous prévoyons de porter ces recrutements à 420.» Un tiers de ces recrutements concernent l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), un deuxième tiers l’activité informatique de la Banque de France, et environ 20 % la direction des opérations, qui concentre les activités de marché de l’institution.
Certes, cette dynamique est à relativiser. En effet, l’effectif global de l’institution financière est en baisse. Malgré un turnover assez faible, l’effectif de la Banque de France est passé de plus de 11 000 équivalents temps plein en 2017 à un peu moins de 10 000 en 2019, en raison notamment de nombreux départs à la retraite non remplacés.

Des besoins élargis à de nouveaux risques

Mais de nouvelles opportunités apparaissent aussi en parallèle. Au sein des métiers liés aux risques, essentiellement exercés au sein de l’ACPR, le volume d’activité est croissant.

Anne-Sophie Martenot, directrice des ressources humaines, ACPR
ACPR

«Notre champ d’action s’élargit régulièrement, avec le renforcement de la réglementation bancaire et assurantielle, et la nécessité d’anticiper l’arrivée de nouveaux risques, observe Anne-Sophie Martenot, directrice des ressources humaines de l’ACPR. En effet, toutes les nouvelles problématiques liées par exemple au climat, à la cybersécurité, aux cryptomonnaies et aux fintechs impactent nos actions de contrôle. Nous sommes également davantage sollicités par la BCE pour participer aux dossiers clés pour l’avenir de la supervision européenne.»
Et ce n’est pas le seul domaine pour lequel l’ACPR a vu ses besoins évoluer. Au niveau politique, le Brexit suscite aussi actuellement un surcroît d’activité pour les équipes de l’ACPR. «Nos activités sont en prise directe avec l’actualité financière, ajoute Anne-Sophie Martenot. Par exemple, la gestion du Brexit a fortement impacté nos directions des agréments ou des affaires internationales». De plus, concernant les sujets réglementaires, l’ACPR recrute actuellement plusieurs candidats. «Nous recherchons des statisticiens et des économistes pour nos analyses macroprudentielles, des juristes, des spécialistes en réglementation et négociation internationale pour apporter leur expertise dans l’élaboration de la réglementation», détaille Anne-Sophie Martenot.

Des projets informatiques supplémentaires

Par ailleurs, les fonctions informatiques voient également leurs attentes changer. La Banque de France s’est en effet engagée dans plusieurs projets informatiques menés par le Système européen des banques centrales (SEBC). L’institution est ainsi amenée à recruter plusieurs informaticiens pour mener à bien cette initiative.
Un besoin qui s’ajoute à ceux liés aux projets internes à la Banque de France. «Nous recrutons actuellement plusieurs spécialistes dans les fonctions informatiques (chefs de projet, tech lead, spécialistes en cybersécurité, coach agile…), souligne Anne Morcillo. Par ailleurs, nous collectons un nombre croissant de données économiques et financières que nous avons la volonté de valoriser et de partager. Pour cela, nous recherchons donc des data scientists.»
 

De nouvelles méthodes de recrutement

Face à ces nouveaux besoins, la Banque de France recrute peu à peu des profils différents de ceux qu’elle recherchait auparavant. «Nous recherchons de plus en plus de profils scientifiques, notamment des spécialistes en modélisation des risques dans les secteurs de la banque et de l’assurance», remarque Anne Morcillo.
En outre, pour faire face à la pénurie de candidats sur certains postes (spécialiste de la cybersécurité, des données, actuaires…), l’institution a fait évoluer ses méthodes de recrutement. «Auparavant, les jeunes tout juste diplômés ne pouvaient entrer au sein de la Banque de France et de l’ACPR que sur concours, car nous n’embauchions des candidats en tant que contractuels que s’ils justifiaient d’au moins trois ans d’expérience, rappelle Anne-Sophie Martenot. Or, pour certains postes, notamment les actuaires, le concours n’attirait pas les candidats. Nous avons donc assoupli nos conditions de recrutement pour les contractuels.»
Un changement en accord avec la volonté de la Banque de France de recruter des profils de tous niveaux d’expérience. «Nous apprécions cette mixité et proposons des programmes de formation qui permettent aux moins expérimentés de progresser rapidement», souligne Anne Morcillo. Cet argument se justifie notamment par la singularité de l’activité l’ACPR : le métier de superviseur bancaire et assurantiel ne peut en effet être appris qu’au sein de l’Autorité de contrôle, souligne sa directrice des ressources humaines.

Un jobdating pour attirer les candidats

En avril dernier, la Banque de France et l’ACPR organisaient chacune séparément leur premier jobdating. L’idée était de permettre à des candidats d’échanger pendant une dizaine de minutes avec des professionnels de l’institution financière pour que ces derniers leur présentent leur activité, avant une discussion avec des recruteurs. Face au succès de cette première opération, un jobdating commun est cette fois organisé le 16 octobre, regroupant l’ensemble des activités de la Banque de France. Entre 250 et 300 participants sont ainsi attendus. Celui-ci aura lieu de 19 heures à 21 heures dans les locaux de la Banque de France, au 31 rue Croix des Petits Champs, dans le premier arrondissement de Paris.