Le tribunal de commerce de Paris est venu rappeler, dans sa décision du 7 octobre 2020, que le recours à une méthode agile ne dispense pas les parties du respect des principes élémentaires en matière de projets informatiques.
Par Caroline Goupil, counsel, et Emilie Faucheux, avocate, DLA Piper
1. La méthode agile
La méthode agile a fait son apparition dans les projets informatiques dès les années 1990. Elle s’est fortement développée depuis lors, au point de devenir aujourd’hui incontournable.
Il s’agit d’une méthode :
- itérative et incrémentale des projets de développement de solutions informatiques ;
- favorisant une approche pragmatique et évolutive de ces projets en se concentrant sur des objectifs opérationnels ;
- fondée sur un référentiel évolutif de façon à assurer la satisfaction des besoins réels du client ;
- positionnant les parties dans une forte relation de collaboration.
Cette méthode diverge des méthodes classiquement mises en œuvre en matière de projets informatiques (en particulier les développements en cascade ou en V) par la souplesse qu’elle apporte, tant côté client que côté prestataire. Elle permet ainsi, en théorie, de délivrer rapidement au client une solution adaptée à ses besoins réels.