Abonnés

Intérêts de retard en matière fiscale 

Une baisse qui n’est pas sans intérêt

Publié le 1 décembre 2017 à 11h56

Céline Martin et Sarah Dardour-Attali, CMS Bureau Francis Lefebvre   OPTION FINANCE

Avec la forte diminution des taux d’intérêt ces dernières années, le taux d’intérêt en matière fiscale – actuellement 4,8 % l’an – ne correspondait plus à la réalité du marché. D’aucuns pouvaient y voir un placement avantageux (en cas de réclamation), d’autres une lourde charge additionnelle (en cas de rectification par l’administration).Aussi, le second projet de loi de finances rectificative pour 2017 prévoit de diviser par deux ce taux, prévu à l’article 1727 du CGI, pour les intérêts courant à compter du 1er janvier 2018. Le taux des intérêts courus avant cette date ne serait pas modifié.

Par Céline Martin, avocate, et Sarah Dardour-Attali, avocate, CMS Bureau Francis Lefebvre

En pratique, un contribuable qui ne respecterait pas son obligation de déclarer et de payer ses impôts aux dates légales devrait donc verser au Trésor un intérêt de retard de 2,4 % l’an, soit 0,20 % par mois (taux réduit à 0,14 % par mois en cas de régularisation spontanée selon la procédure prévue à l’article L. 62 du LPF).

Dans la même rubrique

Abonnés Les gagnants et les perdants de la nouvelle exonération de taxe sur les salaires pour les groupes TVA

Entrée en vigueur le 1er janvier 2026, l’exonération de taxe sur les salaires accordée aux membres...

Abonnés Une société holding luxembourgeoise bénéficie-t-elle d’un régime fiscal privilégié ?

Aux termes de l’article 123 bis du CGI, les personnes physiques domiciliées en France peuvent être...

Abonnés L’AMLA ouvre une nouvelle étape dans l’harmonisation européenne de la LCB-FT

Créée par le règlement (UE) 2024/1620 du 31 mai 2024, l’Autorité européenne de lutte contre le...

Voir plus

Chargement…