La norme IFRS 5 encadre la comptabilisation des actifs destinés à la vente ainsi que des activités abandonnées. L’objectif est de refléter dans les états financiers l’impact d’une vente afin de permettre d’anticiper la physionomie des comptes après la réalisation de la cession.
A l’instar de Forvia qui a dû intégrer une nouvelle norme – IFRS 5 – à l’occasion de la publication de ses résultats pour l’année 2025, un projet de cession bien avancé doit faire l’objet d’un traitement comptable particulier avant même la réalisation de la transaction afin d’informer les investisseurs dès le processus de vente bien engagé. En l’occurrence, l’équipementier automobile a annoncé la cession de son activité « intérieurs » (planches de bord, modules et panneaux de portes), conduisant le groupe à faire apparaître cette vente future au sein de son bilan et de son compte de résultat et à intégrer une moins-value de cession de 578 millions d’euros. « L’objectif de la norme IFRS 5 est de montrer à quoi vont ressembler les comptes de l’entreprise une fois réalisée la cession d’actifs ou d’un ensemble d’actifs », précise Edouard Fossat, associé, président du comité IFRS de Forvis Mazars.
Afin de faire apparaître l’effet de la cession, de nouvelles lignes seront inscrites au bilan voire au compte de résultat. « La norme IFRS 5 est complexe car elle recouvre deux notions différentes : la première concerne les actifs destinés à la vente et les passifs liés, présentés sur une ligne unique du bilan de l’entreprise, explique Véronique Genet, associée au sein d’Advolis Orfis. La seconde concerne le résultat des activités abandonnées, présentées, elles, sur une ligne spécifique du compte de résultat. » Pour qu’un actif soit classé comme destiné à la vente au sein du bilan, il...