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Romarin Billong, fondateur et président de la Financière Dioclès

«Ce n’est pas parce que nous sommes indépendants que nous travaillons seuls»

Publié le 8 octobre 2015 à 12h00

Funds

Diplômé d’un master 2 de contrôle de gestion de l’université Lyon II complété par un mastère spécialisé en gestion de patrimoine de l’ESCP Europe, Romarin Billong a été footballeur professionnel pendant douze ans (Lyon, Saint-Etienne, Nancy) avant de rejoindre Société Générale Private Banking à Paris pendant neuf ans, occupant successivement les postes de banquier privé senior puis de directeur associé. Il a créé sa boutique de gestion de fortune en 2011.

Pour quelles raisons avez-vous quitté l’univers de la banque privée pour fonder votre société de gestion de fortune ?

En 2011, j’ai souhaité créer ma propre structure de gestion de fortune et de family office, car j’avais la volonté d’avoir une vision globale du client. Cette vision est difficile à avoir dans la banque privée, où l’on s’intéresse principalement aux avoirs déposés par le client dans son établissement. Or, le métier de banquier n’est qu’un des aspects du métier de family officer.

Dès le départ, mon idée a été de m’entourer d’un solide réseau de professionnels composé d’avocats fiscalistes, d’experts-comptables ou de notaires, pour pouvoir gérer toutes les problématiques des clients. Ce n’est pas parce que nous sommes indépendants que nous travaillons seuls.

Qui sont vos clients ?

Notre clientèle est composée de chefs et de dirigeants d’entreprise, de familles fortunées et de sportifs de haut niveau.

Les sportifs ont une carrière courte durant laquelle ils peuvent gagner des sommes importantes. Comment accompagnez-vous ce type de clients ?

Pour accompagner la clientèle de sportifs, il faut avoir une approche humaine différente. C’est la principale particularité. Il faut savoir faire preuve de souplesse et être très disponible. Cependant, les sportifs ont les mêmes attentes et les mêmes objectifs que les autres clients. Ils veulent développer leur patrimoine, diminuer la fiscalité pesant sur leurs revenus et préparer leur retraite avec, dans l’intervalle, une reconversion professionnelle à gérer. Il y a, avec les sportifs, une dimension internationale, puisque certains sont appelés à évoluer dans d’autres pays. Cette réflexion concerne désormais toutes les typologies de clients, certains désirant s’expatrier temporairement ou définitivement. A l’inverse, d’autres reviennent en France.

Quelles sont les missions que vous développez auprès de vos clients ? De combien de personnes le cabinet se compose-t-il ?

En tant que family office, la problématique est de construire une stratégie...

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