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Assurance-vie

L’assurance-vie à la recherche de son avenir

Publié le 13 mars 2015 à 15h47    Mis à jour le 29 juillet 2021 à 17h36

Eric Leroux   Funds

L’assurance-vie continue d’afficher une santé insolente. Et cela, alors même que les rendements des fonds en euros – le support phare ! – ne cessent de diminuer. Confrontés à de nouvelles normes de solvabilité plus exigeantes et à la chute de leurs marges sur les fonds en euros, les assureurs cherchent donc à changer les habitudes et à orienter les épargnants vers d’autres supports, au premier rang desquels les fonds eurocroissance. Un pari qui n’est pas gagné d’avance, car les habitudes ont la vie dure et les Français restent très attachés à la sécurité de leur épargne, quitte à sacrifier la performance financière.

L’assurance-vie reste le roi des placements ! L’an dernier, plus de 100 milliards d’euros y ont été investis, et si l’on déduit les sommes qui en ont été retirées, la collecte nette s’élève à 24,6 milliards d’euros, soit un peu plus qu’en 2014 (22,6 milliards). Hormis le plan d’épargne logement, dopé par l’annonce de la baisse de son taux de rendement, aucun autre placement n’a connu un tel succès. Et avec près de 1 600 milliards d’euros qui y fructifient, elle reste la star incontestée et continue d’écraser allègrement tous les autres produits. Le célèbre Livret A, détenu par quasiment tous les Français, ne recueille que 253 milliards d’euros.

Des rendements en berne

Comme par le passé, ce sont les fonds en euros garantis qui se sont taillé la part du lion. Ils captent environ 80 % de l’épargne investie dans ce placement, une proportion qui a toutefois légèrement diminué l’an dernier, au profit des supports en unités de compte sans garantie. Et pourtant, leurs rendements ne cessent de décroître. Après avoir servi en moyenne un taux net de 2,5 % en 2014, ces compartiments sans risque ont encore abandonné une vingtaine de points de base en 2015 pour offrir en moyenne 2,30 %. Et leur avenir n’est pas rose : en raison du très faible niveau des taux obligataires sur les marchés, les spécialistes s’attendent à une nouvelle érosion en 2016 et durant les prochaines années. Les taux moyens pourraient en effet tomber à 2 % cette année (avant prélèvements sociaux de 15,5 %), puis continuer encore leur lente...

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