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Interview - Jean-Marie Paluel-Marmont, président de l’Association française du family office (AFFO)

«Les honoraires doivent représenter 75 % des revenus d’un family office»

Publié le 17 décembre 2015 à 10h14

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

Après un DESS de droit et cinq ans dans la banque et la finance à l’étranger, Jean-Marie Paluel-Marmont intègre le groupe Paluel-Marmont.Il dirige l’activité de gestion de fortune avec Paluel-Marmont Banque, dont il prend la présidence en 1974 jusqu’à sa cession au Crédit National en 1997. De 1993 à 2013, il est PDG de la Compagnie Lebon, société familiale cotée en Bourse, présente dans le capital-investissement, l’immobilier et l’hôtellerie. Depuis décembre 2013, il est président de France Participations, holding de tête de la famille Paluel-Marmont. En mai 2012, il devient président de l’AFFO.

Le Family Office : Nombre d’adhérents : une centaine - Missions : accompagner le développement et la reconnaissance du métier de family office ; aider à la professionnalisation de ce métier et être un lieu d’échanges entre les différents acteurs.

Comment définissez-vous le métier de family office ?

Il n’existe pas de définition précise et réglementée du family office. A l’AFFO, nous le définissons comme un ensemble de personnes qui produisent des services et les mettent en œuvre dans le cadre d’une stratégie patrimoniale. Un family officer est un chef d’orchestre qui travaille dans une relation de confiance avec la famille, avec une vision transgénérationnelle.

Quels sont les besoins des familles qui font appel à un family office ?

Il s’agit généralement de familles entrepreneuriales. Elles possèdent une entreprise et ont, dans un premier temps, besoin de diversifier leur patrimoine. «Diversification» peut être un mot stressant pour des personnes qui connaissent très bien leur secteur d’activité, mais beaucoup moins les placements qui leur sont proposés.

Le family officer va les aider dans cette diversification, et en contrôler le risque, tout en pensant également aux générations suivantes et en intégrant les problématiques de successions. Il met ensuite en œuvre les propositions retenues – l’arbitrage de départ est toujours fait par la famille –, avec l’aide d’un réseau de professionnels (avocats, fiscalistes, notaires, etc.).

La deuxième mission du family office est la mise en place de règles de gouvernance familiale pour assurer la gestion et la transmission de l’entreprise. Les décisions concernant l’entreprise doivent être prises de façon transparente pour assurer la cohérence familiale. L’objectif final est de permettre à ces familles de conserver leur outil de travail.

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