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Allocation

Faut-il investir dans les obligations convertibles ?

Publié le 25 mars 2016 à 15h36    Mis à jour le 21 juillet 2016 à 12h24

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

Les obligations convertibles offrent un couple rendement/risque plus attractif que la plupart des autres classes d’actifs. Elles offrent des perspectives de performance élevées sur le long terme avec une volatilité inférieure à celle des actions. • Que peut-on attendre de la classe d’actifs en 2016, surtout après un début d’année aussi chaotique sur les marchés ? • Les OC permettent de profiter de la hausse des marchés actions, mais peut-on réellement faire ce pari en 2016 ?• Même si le sujet ne semble pas d’actualité dans la zone euro, comment se comportent les OC en période de hausse des taux ? • Comment évolue le gisement en Europe et au niveau mondial ? • Les convertibles attirent-elles de nouveaux émetteurs ? De nouveaux investisseurs ? • Quelles obligations convertibles choisir ? • Quelle place pour des fonds de convertibles dans un portefeuille ?

Le comportement de la classe d'actifs depuis le début de l'année

Renaud Martin, responsable de la gestion obligations convertibles, Mirabaud AM : Les obligations convertibles ont évidemment souffert de la correction sur les marchés actions. A fin février, les indices européens accusaient un repli de 10 %. La classe d’actifs a été pénalisée par la hausse du risque du crédit, qui est également un des moteurs de performance. Enfin, la valorisation de certaines obligations convertibles s’est dégonflée. Les trois moteurs de performance historiques de la classe d’actifs ayant été négatifs, la classe d’actifs a chuté lourdement. Les obligations convertibles ont été moins convexes qu’on pouvait l’espérer. Cependant, sur un an glissant, elles restent très résilientes. Depuis mars 2015, elles n’ont participé qu’à un tiers de la baisse des marchés actions.

Philippe Garnier, gérant, Natixis Asset Management : Sur moyenne et longue période, les obligations convertibles offrent une performance assez proche des actions avec une volatilité deux à trois plus faible. La classe d’actifs reste donc incontournable pour un allocataire d’actifs. Le début d’année fortement baissier a surpris les investisseurs qui anticipaient un mois de janvier plutôt haussier. L’effet conjugué des valorisations élevées (surtout les obligations convertibles investment grade) et du renchérissement du crédit a été pénalisant. Au 10 mars, la performance de la classe d’actifs ressort à - 5,7 % contre - 9,08 % pour les actions : les performances sont donc revenues à la normale, en...

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