L’année 2016 a débuté avec beaucoup de stress sur les marchés financiers. Et les performances de certains fonds flexibles ont été mises à mal, ce qui a de nouveau montré la grande disparité de la classe d’actifs. Cependant, concevoir une allocation d’actifs est devenu très complexe et la tendance est à la délégation de gestion. Funds dresse un état des lieux de l’offre en matière de gestion flexible et s’interroge sur le comportement de ces fonds flexibles en période de forte volatilité.
- Comment avez-vous géré l’alternance de périodes contrastées, après un premier trimestre qui a pesé sur les performances de nombreux fonds flexibles ?
- N’est-ce pas finalement un manque d’agilité qui a été reproché aux gestions flexibles en début d’année ?
- L’asymétrie de la performance est-elle la promesse commune à tous les fonds flexibles ?
- La gestion flexible est-elle plus pertinente sur une seule classe d’actifs ou dans une approche diversifiée ?
- Etes-vous tous utilisateurs de gestion passive dans vos portefeuilles ?
- Comment mettez-vous en œuvre la gestion des risques dans les portefeuilles ?
- Comment abordez-vous la fin de l’année ? Dans un environnement aussi complexe, peut-on avoir des convictions ?
Comment avez-vous géré l’alternance de périodes contrastées, après un premier trimestre qui a pesé sur les performances de nombreux fonds flexibles ?
Michel Saugné, responsable adjoint de la gestion, Tocqueville Finance : Plusieurs éléments ont caractérisé ce début d’année. Il y a eu beaucoup de surprises et de contre-pieds, avec une correction des marchés en janvier qui n’avait pas été anticipée. Plus récemment, l’effet Brexit s’est avéré moins important que ce que nous avions imaginé. Cependant, la trame de fond est la même depuis deux ans : une alternance entre des phases de crainte et des phases d’espoir, entre craintes déflationnistes et espoir d’une reprise solide. Cette situation dicte l’allocation d’actifs et la gestion des fonds flexibles depuis deux ans, et impose d’être agile et précis sur la gestion des risques. Ce focus sur la gestion des risques est la ligne conductrice depuis le début de l’année.
Guillaume Rigeade, gérant allocation d’actifs et dette souveraine, Edmond de Rothschild Asset Management : Sur les marchés obligataires, l’environnement a été particulièrement animé cette année. La correction sur pratiquement tous les marchés d’actifs risqués en début d’année s’est traduite par un écartement très marqué des spreads sur les marchés obligataires. S’en est suivie une normalisation très forte de ces spreads grâce à la politique monétaire européenne. Dans cet environnement, nous sommes guidés par la politique monétaire et des fondamentaux sur lesquels nous pouvons parfois avoir des doutes. Ce qui permet à une gestion obligataire flexible de s’exprimer, puisque nous sommes contraints de changer...