Les perspectives de croissance s’améliorent dans la zone euro. Mais après un début d’année difficile sur les marchés actions, les investisseurs semblent s’intéresser davantage aux valeurs sensibles à la reprise cyclique. Dans ce contexte, Funds s’interroge sur le comportement des valeurs moyennes depuis le début d’année.
- Comment la classe d’actifs se comporte-t-elle depuis le début de l’année ?
- Y a-t-il une décote aujourd’hui de la classe d’actifs ?
- Qu’entend-on par «valeurs moyennes» ?
- Quels sont les principaux atouts de cette classe d’actifs ?
- L’univers d’investissement étant très large, comment un gérant de valeurs moyennes travaille-t-il ?
- Existe-il des caractéristiques propres à certains marchés européens ? Quels sont les marchés qui offrent le plus d’opportunités ?
- Y a-t-il un bon timing pour investir dans la classe d’actifs ?
Comment la classe d’actifs se comporte-t-elle depuis le début de l’année ?
Arnaud de Langautier, président, Amplegest : Sur dix-huit mois, du 1er janvier 2015 à fin mai, le CAC 40 dividendes réinvestis a gagné 4,73 %, alors que la plupart des fonds small caps ont enregistré des performances à deux chiffres. Depuis le début de l’année, la classe d’actifs résiste assez bien. Les mid et small caps sont un havre de paix pour l’investisseur, aujourd’hui. Cependant, les souscripteurs (institutionnels ou privés) ont toujours en tête le choc de 2008 – les valeurs moyennes avaient cédé 45 % –, ce qui les retient d’investir davantage dans la classe d’actifs dans un marché un peu chahuté. Les mid et small caps ne sont pas victimes des flux ou des arbitrages internationaux, puisqu’elles sont peu suivies, mais nous avons du mal à convaincre nos clients d’investir plus dans la classe d’actifs.
Les clients ont toujours en tête le choc de 2008. Cependant, il n’y a pas eu non plus de sorties massives de ces fonds en début d’année…
Arnaud de Langautier : Les marchés ont certes corrigé d’environ 20 % sur un an, mais il n’y a pas eu de choc. Les petites valeurs ont notamment été soutenues par la qualité des résultats.
Jean-François Arnaud, gérant, Talence Gestion : Dans des marchés volatils, les valeurs moyennes se comportent généralement mieux que les grandes valeurs. Les large caps ont perdu entre 9 et 10 % contre 3 à 6 % pour les valeurs moyennes, selon les zones, car ces derniers sont aujourd’hui concentrés sur les grandes capitalisations boursières. Par ailleurs, la microéconomie est plutôt favorable aux valeurs moyennes, ce qui permet à la classe d’actifs d’assez bien résister.
Jean-Pierre Mariaud, responsable de l’équipe mid et small caps, CM-CIC AM : Beaucoup de sociétés de cet univers d’investissement ont une activité orientée vers la zone euro et vers la France. Elles bénéficient...