Funds s’interroge sur la façon d’aborder 2017. Que faut-il attendre en matière de perspectives macroéconomiques ? Quel sera l’impact sur les marchés de la prise de fonction de Trump ? Va-t-on vers la fin des politiques monétaires accommodantes ? Quels seront les principaux risques à surveiller en 2017 ?
Le bilan de l'année 2016
Laurent Denize
Tout ce que les cassandres nous annonçaient en début d’année – catastrophes liées à la Chine, économie mondiale en décroissance ou encore chute du prix pétrole en dessous de 20 dollars le baril – ne s’est finalement pas réalisé. Ce qui ne signifie pas non plus qu’il n’y ait pas eu de chocs liés notamment à la géopolitique. Mais force est de constater que, malgré un début d’année très compliqué, les marchés ont réussi à s’accommoder de ces secousses. Nous avons observé une reprise des indices de confiance à des niveaux au-dessus des moyennes post-crise qui ont permis à l’ensemble des actifs risqués d’offrir des performances positives au niveau mondial. La surprise est venue des taux dont la remontée n’a pas été aussi importante que nous l’avions anticipée. Les performances dans l’obligataire ont été remarquables. La décomposition de ces performances montre qu’elles sont encore liées à cette baisse des taux.
Christophe Besson
2016 est une année de mutation majeure engendrée par la lassitude des politiques monétaires. Entre le Brexit et l’élection de Donald Trump, il y a eu un événement clé : le discours des banquiers centraux qui ont appelé les gouvernements à prendre le relais des politiques monétaires. Ces discours ont influencé les marchés. Jusqu’alors, ils ne prenaient en compte que la réalité des rachats d’actifs et ils reconsidèrent désormais les phénomènes d’anticipation. Ce qui va donner le ton pour les prochains mois. Les politiques monétaires ont pour avantage d’avoir des actions visibles rapidement visibles alors qu’il faut du temps pour mettre en œuvre une politique budgétaire.