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Obligations 

Où trouver du rendement en période de taux négatifs ?

Publié le 29 avril 2016 à 11h24    Mis à jour le 21 juillet 2016 à 12h22

Propos recueillis par Catherine Rekik   Funds

Les taux n’ont jamais été aussi bas, mais les investisseurs continuent d’allouer sur les obligations. Funds s’interroge sur le comportement des marchés obligataires depuis le début de l’année : Quel est le bilan en matière de performance et de flux ? Que dire de l’intervention des banques centrales ? Quelle marge de manœuvre reste-t-il à la BCE ? Quels actifs obligataires offrent le meilleur couple risque/rendement (high yield, subordonnées financières, obligations souveraines périphériques, dette émergente) ? Enfin, Funds s’interroge sur l’évolution de la gestion obligataire et sur les produits les mieux adaptés aux besoins des investisseurs.

Le comportement des marchés obligataires depuis le début de l'année

Florent Delorme

Les deux premiers mois de l’année ont été difficiles pour le crédit, ce qui a suscité beaucoup d’interrogations chez les investisseurs. Début mars, après les annonces de la BCE et la stabilisation du prix du pétrole, la classe d’actifs crédit s’est mieux comportée. La dette corporate a retrouvé de l’attrait : les rendements actuariels sont assez élevés, tandis que l’environnement plus stable permet de penser que les tensions sur le crédit sont plutôt derrière nous.

Le début d’année difficile a-t-il entraîné des sorties importantes sur les fonds obligataires ?

Florent Delorme

Non, cela n’a pas été le cas, car la séance de stress sur les marchés a été trop courte pour enclencher des mouvements importants de réallocation.

Julie Gualino-Daly

Les sorties ont été importantes sur le marché du high yield, particulièrement sur le high yield américain. Ces sorties ont été en revanche contrebalancées en mars par les flux sur le marché européen, à la suite des annonces de la BCE.

Julien Daire

Le désengagement sur le marché américain du high yield a été amorcé mi-2014, en parallèle de la baisse du cours du pétrole. Malgré une période d’accalmie début 2015, cette classe d’actifs a fortement décollecté. Les sorties ont massivement concerné le high yield US, avec une contagion sur le marché high yield européen par le biais des fonds globaux. Il était d’ailleurs surprenant de voir le high yield euro souffrir autant que le high yield américain alors que les fondamentaux n’étaient pas du tout les mêmes. Il n’y a pas d’exposition aussi importante à l’énergie et aux matières premières en Europe. Par ailleurs, la zone euro est dans une phase de reprise de la croissance, aidée par la baisse de l’euro jusqu’en mars 2015.

La deuxième surprise concerne le «fly to quality» : les taux...

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