Depuis le début de l’année, les performances des obligations en ont surpris plus d’un et les flux ont continué à alimenter les marchés. Les investisseurs sont aujourd’hui confrontés à un défi de taille : trouver du rendement dans un environnement de taux bas et prévenir les risques de hausse des taux. En effet, inévitable mais planifiée, la hausse des taux américains devrait avoir un impact sur l’ensemble des marchés obligataires. Funds s’interroge sur les opportunités qu’offrent encore les marchés obligataires et passe en revue les différentes propositions d’investissement. Comment obtenir le meilleur couple rendement/risque ? Quel positionnement choisir sur la courbe des taux ? Quelles stratégies privilégier :• le crédit plutôt que les obligations souveraines ; • les obligations convertibles ;• le high yield malgré les risques de bulle (distinction HY US et HY européen) ;• la dette émergente en devises dures ou en monnaies locales ?
Contexte et comportement des marchés obligataires
Comment les marchés obligataires se comportent-ils depuis le début de l’année ? Les flux sur cette classe d’actifs sont-ils encore importants ?
Maurice Soubiran, directeur de la gestion taux, CM-CIC AM :
Les taux – notamment les taux allemands – ont pratiquement été divisés par deux depuis le début de l’année, alors que la plupart des économistes avaient plutôt anticipé une remontée des taux. Les taux ont rarement autant baissé en relatif. Les flux continuent d’arriver sur cette classe d’actifs car la croissance n’est pas au rendez-vous et, dans ce contexte, les investisseurs se ruent d’autant plus sur les marchés de taux que l’inflation est très basse.
Thomas Samson, gérant senior, Muzinich & Co :
En termes de flux, nous avons constaté un maintien de la demande sur l’investment grade. Sur le high yield, nous avons constaté une année en deux temps, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Sur la première moitié de l’année, les flux étaient largement positifs mais, à partir de l’été, les investisseurs ont commencé à craindre une éventuelle survalorisation de la classe d’actifs. Il y a eu des retraits sur les marchés américain et européen et, notamment, sur les produits de duration courte, ce qui peut paraître paradoxal compte tenu des niveaux de taux. Il semble que les investisseurs soient plus enclins à revenir sur la duration longue.
Gildas Hita de Nercy, président du directoire, Ellipsis AM :
Nous sommes dans un contexte de reprise asynchrone avec, d’un côté, les Etats-Unis et, de l’autre, la zone euro. Dans les deux cas, des zones d’ombre subsistent. En Europe, les moyens du pilotage monétaire soulèvent des interrogations et il n’y a aucun doute sur le fait que la croissance sera faible. Aux Etats-Unis, l’intensité de la croissance et la baisse du taux de participation de la...