Les investisseurs ont pris conscience que la prise de risque était nécessaire pour obtenir un meilleur rendement. Néanmoins, certains sont réticents à l’idée d’investir dans les actions et préfèrent revenir sur la classe d’actifs via des grands thèmes d’investissement. Cette catégorie de fonds enregistre d’ailleurs une collecte régulière. Funds s’interroge sur la façon de construire un fonds thématique.
- Qu’est-ce qui différencie un fonds thématique d’un fonds sectoriel ?
- Les fonds thématiques relèvent-ils uniquement de la gestion active ?
- Comment les clients doivent-ils appréhender les fonds thématiques ?
- Ces fonds sont donc plus risqués ?
- L’attractivité de la thématique ne risque-t-elle pas de faire oublier aux clients la classe d’actifs dans laquelle ils investissent ?
- Un gérant de fonds thématiques n’a-t-il pas la tentation de vouloir inclure des belles valeurs dans son thème, même si elles ne répondent pas à tous les critères ?
- Il existe par exemple plusieurs fonds sur la thématique «luxe». Pour un investisseur, est-il compliqué de les comparer ?
- Dans le fonds EdR Fund Global Data, quels sont les secteurs qui sont représentés ?
- Quelle place occupe un fonds thématique dans un portefeuille ?
Qu’est-ce qui différencie un fonds thématique d’un fonds sectoriel ?
Vafa Ahmadi, directeur de la gestion actions thématiques, CPR AM : Les fonds thématiques sont des fonds «trans-sectoriels». Ils transcendent l’approche sectorielle et sortent de cette logique. Un secteur peut être porteur durant une certaine période puis ne plus l’être du tout. Penons l’exemple du secteur pharmaceutique qui performe bien depuis 2011. Que se passera-t-il le jour où il y aura un problème de valorisation ou de pression sur les prix ? Le secteur peut fortement corriger. Dans un fonds thématique, le gérant n’est pas prisonnier d’un seul secteur. Il a la capacité d’allouer sur d’autres secteurs qui composent sa thématique d’investissement.
Il y a différentes approches pour définir un thème d’investissement. Chez CPR AM, nous regardons le niveau d’exposition du chiffre d’affaires à une thématique déterminée. Rares sont les sociétés qui réalisent 100 % de leur chiffre d’affaires dans une thématique donnée.
Dès lors qu’une valeur est exposée de façon significative, selon les critères que nous avons définis, elle peut être incluse dans notre univers d’investissement. Cet univers doit par ailleurs être suffisamment large pour donner toute latitude au gérant d’aller sur des secteurs avec des caractéristiques financières différentes. Cependant, il faut faire attention à ne pas répliquer un fonds «global equities».
Marie-Sophie Pastant, responsable adjointe de la gestion indicielle et ETF, THEAM : Un fonds thématique est effectivement un fonds qui recouvre plusieurs...