Dans un environnement de taux bas et de marchés actions bien valorisés, Funds s’interroge sur la façon de gérer un fonds diversifié.
- Comment analysez-vous le comportement des marchés depuis le début de l’année ?
- Les banques centrales sont toujours l’élément déterminant de l’orientation des marchés…
- La gestion diversifiée fait-elle partie des solutions ?
- La notion de corrélation/décorrélation est très importante dans la gestion diversifiée. Comment évoluent les corrélations ?
- En allant plus loin dans la diversification et en incorporant de nouvelles stratégies, comment gère-t-on les risques ?
- Comment les portefeuilles sont-ils positionnés ?
Comment analysez-vous le comportement des marchés depuis le début de l’année ?
Michel Mouttet, directeur général adjoint et directeur des gestions, CM-CIC AM : 2016 n’est pas une année simple pour la gestion. L’année a débuté sur un consensus en faveur des actions européennes. Or, les performances de cette classe d’actifs sont pour l’instant décevantes. Les interrogations ont porté principalement sur l’action des banques centrales et notamment de la Réserve fédérale.
A cela ce sont ajoutés des éléments inattendus comme le Brexit et un climat lourd à supporter en Europe, en particulier en France, en raison des attentats. En ce qui concerne les taux, les mouvements ont été plutôt surprenants avec un Bund passé en zone négative.
Historiquement, la gestion diversifiée s’est exprimée à travers des supports investis en actions et en obligations, la gestion de taux servant à diminuer le risque du portefeuille. Cette approche est insuffisante, car il faut également tenir compte des problématiques de corrélation.
Sébastien Garandeau, responsable du développement commercial, Invesco AM : Depuis 2007, nous avons vécu plusieurs années complexes, dont celle-ci. En 2016, nous avons constaté en France, chez les acteurs du marché, une certaine morosité liée sans doute aux attentats. Cet élément s’est ajouté aux interrogations permanentes sur les actions des banques centrales et à la recherche de nouvelles stratégies ou options à développer dans les portefeuilles pour s’adapter à ce nouvel environnement où le taux sans risque est une donnée obsolète. Nous devons donc jongler dans un univers dans lequel nous ne maîtrisons pas tous les paramètres et répondre à une demande forte de rendement.