Les obligations convertibles ont connu deux séquences différentes en 2014, avec une fin d’année caractérisée par un volume d’émissions plus faible et une baisse des prix des actifs. Funds s’interroge sur les atouts de la classe d’actifs. • Le contexte actuel, qui semble favorable aux actifs risqués et particulièrement aux actions, plaide-t-il en faveur des obligations convertibles ? Pourquoi ? • Quels seront les moteurs de performance en 2015 ? • Le thème du M&A sera-t-il un facteur de soutien ? • Comment le marché primaire évolue-t-il ? • Comment investir dans les obligations convertibles ? • Quel type d’émetteurs faut-il privilégier ? • Comment a évolué l’offre de fonds de convertibles ?
Bilan 2014 et perspectives 2015
Quel bilan faites-vous de l’année 2014 ? Comment la classe d’actifs a-t-elle abordé 2015 ?
Muriel Blanchier, gérante, AltaRocca AM : 2014 a été une année en deux temps : des éléments de valorisation ont joué à partir du mois de juin, ce qui a fait chuter la classe d’actifs, en particulier toutes les belles notations. Tout au long de l’année, nous avons choisi de diminuer la sensibilité «actions» du portefeuille. La stratégie actuelle consiste maintenant à resensibiliser le portefeuille pour participer activement aux performances de la classe d’actifs.
La classe d’actifs a donc évolué de la même façon que les marchés actions l’an dernier…
Muriel Blanchier : Les obligations convertibles ont connu le même parcours que les actions, avec un point d’inflexion au début de l’été certes, mais assorti d’un certain niveau de protection.
Julien Coulouarn, gérant, Montpensier Finance : La première partie de l’année 2014 a bénéficié à la fois de l’embellie des marchés actions et d’un renchérissement de la volatilité implicite qui a largement profité à la classe d’actifs. A partir de juin, il y a une conjonction de deux phénomènes négatifs : un marché actions baissier et volatil accompagné d’un «désenrichissement» de la classe d’actifs en termes de volatilité implicite, provoqué à la fois par la baisse des marchés actions et par une vague assez forte d’émissions. Il y a eu, tout à coup, un afflux de papiers très concentré. En Europe, 50 % des émissions ont eu lieu sur deux mois, juin et septembre, ce qui a entraîné une baisse des volatilités implicites.
Florent Delorme, responsable de clientèle institutionnelle, M&G : Nous partageons le même constat pour l’année 2014. En ce qui concerne les perspectives, nous estimons que les niveaux de volatilité implicite sont encore raisonnables et constituent un point d’entrée pour la classe d’actifs.
Hubert Lemoine,...